Migration : garantir l’accès aux soins de santé à chaque étape du parcours migratoire

Les migrants ont droit à la santé à chaque étape de leur parcours migratoire, souligne l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), à l’approche de la Journée internationale des migrants, célébrée le 18 décembre de chaque année.
« Une société prospère ne peut se construire que si les communautés d’accueil et les migrants ont accès à une bonne santé physique et mentale », indique la directrice par intérim de la Division du soutien aux pays et des
partenariats à l’OMS/Europe, Kristina Mauer-Stender.
En soutenant des voies de migration sûres et régulières et en garantissant un accès continu aux soins de santé tout au long de leur parcours, explique-t-elle, « nous pouvons créer des opportunités pour les migrants, mieux protéger leurs droits et contribuer à une plus grande prospérité et à l’instauration de la couverture sanitaire universelle tant dans les pays d’origine des migrants que dans ceux qui les accueillent ».
Parmi les six Régions de l’OMS, la Région européenne, qui regroupe 53 Etats membres d’Europe et d’Asie centrale, accueille la plus grande proportion de personnes vivant en dehors de leur pays d’origine, avec
environ 86,7 millions de migrants internationaux sur un total mondial de 281 millions. Un habitant de la Région sur huit est un réfugié ou un migrant.
En octobre 2023, un Plan d’action sur la santé des réfugiés et des migrants dans la Région européenne de l’OMS 2023-2030 a été adopté lors de la 73e session du Comité régional de l’OMS pour l’Europe au Kazakhstan.
Il insiste à ce que les réfugiés et les migrants bénéficient de la couverture sanitaire universelle, à la mise en œuvre de politiques et de mesures inclusives pour les situations d’urgence et la réduction des risques de catastrophe.
Parmi d’autres priorités stratégiques, le Plan d’action appelle aussi à créer des environnements inclusifs promouvant la santé publique, l’inclusion sociale et le bien-être, à renforcer la gouvernance de la santé
dans le domaine des migrations et le processus d’élaboration de politiques à partir de bases factuelles et de données concrètes, et à envisager des méthodes de travail novatrices et établir des partenariats porteurs.
La première évaluation de l’état d’avancement du plan d’action sera réalisée en 2025.




