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Maroc : un journal ibérique affirme que le Makhzen envoie des condamnés et criminels en Espagne

Le Maroc envoie et expulse un grand nombre de criminels du pays vers l’Espagne, sous instructions directes du régime du Makhzen, ce qui se traduit par une hausse de la criminalité dans le pays européen, a révélé une enquête publiée cette semaine par le journal espagnol « Diario de León ».

En facilitant et encourageant les vagues de migration massive et illégale vers les frontières de l’Espagne, le Maroc mène une stratégie de pression sur Madrid pour la faire céder et plier devant ses prétentions fallacieuses et non-fondé selon les législations internationales, notamment sur la question du Sahara occidental.

Selon le quotidien espagnol, à ce jour, et selon les chiffres officiels, le Maroc a libéré de ses prisons près de 27 000 prisonniers, auteurs de tous types de crimes : meurtres, trafic de drogue, viols, escroqueries, braquages… Ce sont des données de la Délégation de l’Administration Pénitentiaire et la Réinsertion du royaume du Maroc.

Même si Rabat avance officiellement l’argument d’« indulgence » et de « geste humain » du roi Mohamed VI, la réalité est toute autre, selon le journal espagnol.

« La réalité est très différente ; Leurs prisons sont surpeuplées, en proie à la corruption et, par conséquent, ils ne le disent pas logiquement, dans des conditions de vie déplorables et de sérieux risques d’émeutes et de révoltes sanglantes », a révélé « Diario de León ».

« La dernière grâce massive a eu lieu il y a quelques mois, lorsque le monarque marocain a accordé une ‘’grâce royale’’ à 2 476 condamnés, dont certains étaient détenus pour des crimes de terrorismes », a jouté le quotidien.

Et de précisé que « cette magnanime politique pénitentiaire du Maroc consistant à vider ses prisons n’aurait pas une plus grande signification pour notre pays si ce n’était qu’en effet, beaucoup, beaucoup de ces condamnés finissent en Espagne poussés par le régime marocain lui-même où la dernière parole revient exclusivement au souverain, car les tribunaux au Maroc n’ont aucun pouvoir judiciaire ».

D’innombrables prisonniers marocains, après la grâce royale, font le saut vers la péninsule ibérique à travers les routes maritimes classiques d’immigration clandestine, d’après la même source.

Toutefois, ces derniers temps, comme l’ont constaté la Police nationale et les services à l’immigration aux frontières en Espagne, les condamnés marocains pour des crimes et délits empruntent même des avions de la compagnie Royal Air Maroc et voyagent sans difficultés sur la ligne Casablanca-Madrid ».

« Les prisonniers marocains accèdent dans un premier temps à l’avion avec ou sans documents suffisamment fiables, et toujours avec l’accord des autorités alaouites. Une fois en vol, ceux qui possèdent un passeport le détruisent pour devenir ‘’sans papiers’’ sur le sol espagnol », a décortiqué le journal espagnol.

Ainsi, lorsqu’ils arrivent à Barajas, certains demandent l’asile, d’autres se déclarent faussement mineurs et, en général, ils sont tous déjà sur le sol espagnol et même une grande partie des passagers reconnaissent lors des entretiens avec les agents de Police espagnole ayant été incarcérés ou ayant un casier judiciaire.

Il existe des cas où ces « voyageurs » disposent d’un mandat de perquisition et d’arrêt international en vigueur, selon « Diario de León ».

Or, regrette le journal, cette opération frauduleuse serait facilement évitable si un contrôle était effectué sur la passerelle de l’avion où débarquent les passagers ; c’est-à-dire ne pas autoriser ceux qui n’ont pas de papiers.

Les organisations syndicales de police espagnole tirent la sonnette d’alarme depuis quelques temps. L’aéroport de Madrid-Barajas est à sa limite.

« Les agents doivent supporter qu’une légion de détenus étrangers récemment libérés défile sous leurs yeux en toute impunité sans qu’ils puissent lever le petit doigt », s’est indigné le journal espagnol, accusant Madrid de laisser faire son « allié » marocain.

Cela se passe alors que les détenus politique et d’opinion tel que le plus vieux prisonnier dans le monde, à savoir l’opposant marocain et ancien ministre Mohamed Ziane, ainsi que les détenus sahraouis et du rif sont toujours en prison, faisant face à des faux procès sans arguments fiables.

AL24News

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