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Maroc : opprimés mais déterminés, 2 militants pour l’insertion des diplômés sans-emplois poursuivent leur grève de la faim

Deux jeunes militants marocains de l’Association nationale des diplômés chômeurs au Maroc (section de Tanger), en sont à leur neuvième jour de grève de la faim devant le siège de la wilaya de Tanger, pour exiger l’insertion immédiate des diplômés sans-emplois, signe de la gravité de la crise de chômage au royaume.

Sous le slogan révélateur « Celui qui n’a pas de travail n’a pas de vie », Najib Abdelilah et Younes El-Houdi, sont entré en grève de faim ouverte depuis le 12 septembre, mais en place d’une réponse favorable ou invitation au dialogue par les autorités publiques, ils ont fait face à une campagne d’intimidation et de répression policière pour les obliger à arrêter leur mouvement, a dénoncé l’Association marocaine des droits humains.

Cette violence policière à l’encontre des deux militants pacifistes et leurs sympathisants, a détaillé l’association dans un communiqué, « a atteint des niveaux graves dans la nuit du 17/09/2024, lorsque le bureau de notre section, dans la matinée de cette journée, a appris qu’il y ait eu une intervention violente des autorités publiques en confisquant et détruisant leurs biens, en les persécutant et en les brutalisant pour les forcer à évacuer de force les lieux ».

« Une opération qui a eu de profonds impacts sur le plan psychologique et l’état physique des manifestants, notamment des deux camarades Najib Abdelilah et Younes El-Houdi, en grève de la faim. Suite à cet incident, certains protestataires ont été transférés à l’hôpital Mohammed V, qui a refusé d’accueillir les blessés pour les soigner », est-il ajouté, dans le même communiqué.

Cependant, selon la même source, les grévistes de la faim « restent fermes dans leur combat malgré les persécutions et les tentatives d’expulsion violentes auxquelles ils sont soumis par les pouvoirs publics ».

La section de Tanger de l’Association Marocaine des Droits humains, qui affirme suivre de près cette affaire, a condamné « l’intervention répressive des autorités locales, en étant une violation du droit à l’intégrité physique et à la sécurité des personnes, ainsi qu’une violation du droit de protestation et de manifestation pacifique stipulé dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par l’État marocain ».

L’association humanitaire tient ainsi le régime du Makhzen, représenté par la municipalité de Tanger, « pour responsable des conséquences de son adoption de l’approche sécuritaire dans le cadre de la grève de la faim ouverte menée par les militants et militantes de l’Association nationale des diplômés chômeurs au Maroc, en guise de protestation pacifique contre la manière dont les autorités concernées ont traité leurs demandes ».

Elle a appelé les autorités locales concernées à réagir de manière responsable aux revendications des manifestants en ouvrant un dialogue sérieux et fructueux avec l’Association nationale des diplômés chômeurs au Maroc, en réponse à leurs revendications légitimes.

Elle a sollicité également les forces démocratiques et progressistes, locales et régionales, et tous les défenseurs des droits de l’Homme, pour soutenir le combat de l’Association nationale des diplômés chômeurs au Maroc, sous toutes les formes possibles, en soutien à leur droit de travailler et de sauver la vie des grévistes de la faim.

AL24News

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