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Maroc: les syndicats de l’enseignement annoncent une grève nationale et une montée en puissance des protestations

Les syndicats de l’enseignement les plus représentatifs au Maroc ont annoncé un programme de mobilisation progressif durant le mois de février 2026, dénonçant ce qu’ils qualifient de politique de tergiversation et de procrastination de la part du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement préscolaire et des Sports dans le traitement des dossiers en suspens du personnel éducatif.

Dans un communiqué conjoint, les cinq centrales syndicales — le Syndicat national de l’enseignement (FDT), la Fédération nationale de l’enseignement (FNE), l’Union générale des travailleurs de l’enseignement (UGTM), la Fédération démocratique du travail (CDT) et l’Union marocaine du travail (UMT) — ont annoncé un programme de grèves nationales et de sit-in de protestation, visant à défendre les droits des femmes et des hommes de l’enseignement, toutes catégories confondues.

Selon le communiqué, il est prévu :

une grève nationale générale les mercredi et jeudi 11 et 12 février 2026 ; ainsi qu’une grève nationale de trois jours, les 17, 18 et 19 février 2026, accompagnée d’un sit-in central et d’une action de protestation prolongée devant le siège du ministère à Rabat, le mercredi 18 février à partir de 11 heures.

Les syndicats justifient cette escalade par l’absence de réponses claires de la tutelle concernant la mise en œuvre des dispositions de l’accord du 26 décembre 2023, notamment celles relatives au statut particulier des fonctionnaires de l’éducation et de la formation.

Ils dénoncent également la paralysie de la commission thématique et l’absence de convocations officielles pour poursuivre les discussions sur les dossiers en suspens.

Les organisations syndicales ont en outre mis en garde contre la montée du climat de tension au sein du secteur, évoquant une érosion de la confiance et une perte du temps des réformes.

Elles estiment que le système de motivation et d’excellence, sur lequel l’État fonde l’amélioration de la qualité de l’enseignement, demeure conditionné par la garantie des droits du personnel éducatif et l’amélioration de ses conditions professionnelles et sociales.

Enfin, les syndicats tiennent le gouvernement et le ministère concerné pour entièrement responsables des conséquences de la situation si l’approche actuelle se poursuit.

Ils appellent l’ensemble des enseignants et enseignantes à une participation massive et responsable aux différentes étapes du mouvement annoncé, en défense de l’école publique et de la dignité de ses travailleurs.

Presse internationale

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