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Maroc : les professionnels de la santé en grève générale pour protester contre les mauvaises conditions du travail et le coût élevé de la vie

Les professionnels de la santé du secteur public au Maroc s’apprêtent à entrer dans une série d’actions de débrayage générale et cyclique pour des questions salariales ainsi que pour protester contre la détérioration des conditions de travail dans les hôpitaux, ce qui traduit l’impasse dans ce secteur sinistré par des années de politiques d’échecs lancées par les autorités marocaines.

Les médecins et personnels de la santé vont faire grève au niveau national les mardi 17 et mercredi 18 décembre 2024, dans tous les établissements de santé à l’exception des services d’urgence et de réanimation, suivie d’une grève nationale la semaine suivante pendant trois jours, avant de prolonger leur débrayage d’une semaine dans la troisième phase, qui sera baptisée : « Semaine de la colère des médecins du secteur public », a déclaré le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP).

Les médecins en colère ont annoncé également l’organisation de rassemblements de protestation régionaux, tout en arrêtant tous les examens médicaux dans les centres de soins du 30 décembre 2024 au 3 janvier 2025.

L’année en cours se terminera e enclenchant une marche nationale et générale de colère à Rabat contre les lois sur la grève et la retraite le dimanche 29 décembre 2024.

Pour alerter contre la situation dans les hôpitaux marocains qui ne cesse de se détériorer, les médecins grévistes ont décider de s’abstenir de remettre les différents certificats médicaux et de boycotter la campagne de la santé scolaire en raison de l’absence des normes médicales et administratives minimales.

Ils envisagent également de boycotter les blocs opératoires, car, estiment-ils, les interventions chirurgicales se font d’une manière « aléatoires » qui ne respectent pas les normes médicales et conditions de sécurité des patients.

La principale motivation de cette grève est la question des salaires.

Ces actions de protestations visent à obtenir des augmentations des salaires, alors que le coût de la vie explose dans toute les villes marocaines, exigeant que le gouvernement marocain respecte ses obligations et retire les dispositions impopulaires contenues dans la loi de finances, qui alimente le ressentiment et le marasme social.

Les porte-paroles du SIMSP ont expliqué que ce large mouvement de grèves s’inscrit dans le cadre de la réponse des professionnels de secteur au refus du Makhzen de dialogue et de répondre à leurs doléances.

Les bas salaires et les conditions de travail difficiles ont entraîné une recrudescence des grèves dans le secteur public de la santé.

Ce mouvement de grèves n’est qu’un signe supplémentaire de la crise profonde touchant tous les secteurs de la société marocaine, en raison de la détérioration du pouvoir d’achat qui s’est érodé par l’hyperinflation dans le pays.

AL24News

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