Maroc : les manifestations anti-normalisation continuent de secouer le royaume

Des milliers de manifestants sont descendues vendredi 23 août dans les rues de plusieurs villes marocaines pour protester contre la poursuite de la normalisation du régime du Makhzen avec l’entité sioniste, qui offre ainsi une couverture et encourage l’occupant sioniste terroriste à tuer les civils à Ghaza, majoritairement des enfants et des femmes.
Près de 11 mois après le début de l’agression sioniste à Ghaza, les manifestations ont secoué tout le royaume pour la 46ème semaine consécutive, révélant les divisons et une fracture plus profonde entre un régime makhzénien très attaché à ses relations diplomatiques et sécuritaires avec une entité dénoncée par la majorité de la planète pour ses crimes et génocides, et une population indignée et frustrée de cette complaisance scandaleuse de leurs dirigeants dans ces crimes de guerre.
Les foules de manifestants se sont rassemblé vendredi devant le siège du parlement à Rabat et dans près de 60 villes marocaines dont Oujda, Casablanca, Tanger et Tétouan, brandissant des banderoles et slogans accusant le régime du Makhzen, à travers son entêtement et refus d’entendre les appels des Marocains de couper toutes ses relations avec l’entité sioniste, d’offrir une couverture aux crimes sionistes à Ghaza.
« Ô Ghaza, pardonnez-nous, c’est tout ce qu’il y a à faire ! », ont crié les manifestants, en signe de colère et de révolte contre le Makhzen.
Un grand rassemblement est prévu tard dans l’après-midi du dimanche 24 août devant le parlement à Rabat, à l’appel de l’Instance marocaine de soutien aux causes de la Oumma.
Les manifestants ont scandé des slogans en faveur de la résistance palestinienne, ainsi que d’autres rejetant la normalisation avec l’’entité sioniste.
Les participants ont également brandi des drapeaux palestiniens et des photos d’Al-Qods et de l’ancien chef du bureau politique du Hamas, Ismail Haniyeh, assassiné à Téhéran, il y a plus de 3 semaines.
Ils ont condamné les incursions répétitives des colons et extrémistes juifs dans l’esplanade de la Mosquée sainte d’Al-Aqsa et dénoncé le soutien aveugle des États-Unis au terrorisme perpétré par l’entité sioniste.
Dans la foulée de ces provocations et actes de violences des colons juifs, protégés par les forces sionistes d’occupation, les manifestants ont brûlé l’emblème sioniste pour marquer le 55ème anniversaire de l’incendie criminel de la mosquée Al-Aqsa.
Le 21 août 1969, Michael Rohan, un sioniste australien, a mis le feu à la mosquée Al-Aqsa. L’incendie a endommagé les façades, les toits et les décorations de la mosquée, y compris la célèbre chaire de Salah al-Din.
Le régime sioniste a coupé l’eau et retardé les camions de pompiers. Les Palestiniens ont été contraints d’éteindre l’incendie à mains nues.
Les manifestations et rassemblements de solidarité avec Ghaza ont fait face à des intimidations, des menaces et des actes de violence de la part des autorités marocaines.
A Nador, les autorités de la ville ont donné l’ordre le soir d’éteindre les lumières à l’intérieur d’une mosquée pour empêcher les fidèles de répéter des prières pour les Palestiniens qui souffrent de blocus sioniste, des bombardements permanents et de privations de nourriture et médicaments.
AL24News




