Maroc : la grogne sociale s’amplifie, portée par l’Enseignement supérieur et l’Education
En parallèle des manifestations éminemment politiques, liées à la normalisation du Royaume avec l’entité sioniste, le Maroc mange également son pain noir, de par une grogne sociale qui ne s’essouffle pas.
Sur ce plan, ce sont deux secteurs d’envergure, l’Enseignement supérieur et l’Enseignement, qui reprennent du poil de la bête, s’agissant de revendications socioprofessionnelles jamais satisfaites.
Les deux corps brandissent la menace de débrayages, ponctués de sit-in devant leurs tutelles respectives.
L’Union générale nationale des docteurs de la fonction publique, entend, ainsi, dénoncer «le blocage par le gouvernement du dossier des fonctionnaires titulaires d’un doctorat», tel qu’il ressort de son communiqué, largement relayé par des médias locaux.
Soulignant que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique marocain tardait «à examiner le dossier des doctorants de la fonction publique qui exigent d’être considérés comme des enseignants chercheurs», est- il noté dans le communiqué, l’Union des doctorants menace résolument d’une grève nationale, fixée au 12 janvier, suivie d’un sit-in de protestation devant le siège de la tutelle.
Pour ce qui est de l’Education, c’est l’affaire des enseignants contractuels exerçant dans la région de Beni Mellal « Khenifra » qui tient l’actualité.
Préconisant une grève de deux jours ponctuée, également d’un sit-in, dans les établissements relevant de la circonscription, «pour dénoncer les ponctions arbitraires effectuées par la tutelle sur leurs salaires, afin de les contraindre à mettre fin à leur mouvement contestant le système de contractualisation», précise, à son tour, un communiqué de la coordination des enseignants contractuels au Maroc.
Cette dernière a conclu, prévenant qu’elle allait initier «d’autres formes de lutte plus radicales à l’avenir», a- t- elle prévenu.




