Maroc : la colère et la consternation s’élèvent parmi les manifestants anti-normalisation après l’ouverture du bureau de liaison sioniste

Les manifestations hebdomadaires contre la politique de la normalisation du Makhzen avec l’entité sioniste et en solidarité avec Ghaza se sont poursuivies dans tout le royaume le week-end dernier.
Vendredi 16 août, des milliers de Marocains se sont rassemblé dans la capitale Rabat et dans les autres grandes villes pour exprimer leur mécontentement et consternation à l’égard du régime marocain, après des informations publiées par les médias selon lesquelles le Bureau de liaison sioniste à Rabat ait repris ses activités, avec la nomination par Tel-Aviv d’un nouveau responsable à sa tête.
D’après des médias marocains, l’équipe de travail du bureau de liaison sioniste à Rabat a repris ses activités après sa fermeture suite aux avertissements sionistes de ne pas voyager dans certains pays arabes, théâtres de manifestations de colères suite à l’agression sioniste conter Ghaza.
Selon les mêmes médias, l’entité sioniste a donné des instructions strictes au nouveau responsable en charge du bureau et le reste des membres de ne pas parler aux médias marocains.
Dans la rue marocaine, la voix des manifestants s’est élevé dans la colère, le désarroi et l’indignation face à cette décision scandaleuse du Makhzen qui intervient à la fin d’une semaine marquée par l’accentuation des génocides contre la population civile à Ghaza, tel que le bombardement meurtrier de l’école Al-Tabaeen où se réfugiaient des déplacés palestiniens, mais aussi par une série d’assassinat contre des dirigeants et chefs de la résistance palestinienne.
Partout dans près de 44 villes marocaines, les foules ont crié à gorge déployée : « Ô Gaza, nous ne trahirons pas ! », en signe de protestation contre le maintien des liens diplomatiques entre le Maroc et l’entité sioniste, alors que les incursions des colons sionistes dans l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa se multiplient.
Une manière également de faire part de la colère populaire face aux massacres en cours contre les civils à Ghaza et à la guerre d’extermination systématique menée par les autorités d’occupation sionistes contre les habitants de la bande assiégée at affamée, le tout sur fond d’immobilisme des institutions internationales, incapables d’exercer leur rôle de protection des civils.
Dans un communiqué rendu public sur les réseaux sociaux, l’Instance marocaine de soutien aux cause de la Oumma, l’une des principales organisations non-gouvernementales qui ont appelé à ces rassemblements, a recensé 102 manifestations dans 44 villes marocaines.
Les manifestants, souligne-t-on dans le communiqué, ont brandi des slogans dénonçant la guerre et la politique d’assassinats sionistes, exigeant que « les pays arabes prennent des positions franches à l’égard de l’entité occupante ».
Ils ont rejeté unanimement « la politique de l’État marocain de poursuivre la normalisation avec l’entité criminelle dont les mains sont tachées du sang d’enfants et de femmes innocents ».
Ils ont aussi renouvelé « leur engagement à continuer à manifester et à protester en soutien au peuple palestinien et à dénoncer l’échec officiel arabe et la normalisation avec les meurtriers et les criminels sionistes ».
« Les manifestations d’aujourd’hui [vendredi, 16 août] sont également organisées pour confirmer le rejet populaire de tout accord de normalisation avec l’entité occupante, dont la bataille Déluge d’Al-Aqsa a révélé sa véritable nature : une entité criminelle, tueuse d’enfants et de femmes », a expliqué à des médias Mohamed Al-Riahi Al-Idrissi, secrétaire général de l’Instance marocaine de soutien aux causes de la Oumma.
Les Marocains manifestent depuis des mois dans la rue pour faire entendre leur voix et faire pression sur le régime du Makhzen afin qu’il mette fin à ses relations avec l’entité terroriste.
Cette expression de colère grandissante illustre la fracture persistante entre le peuple marocain et le cercle restreint du régime du Makhzen qui dirige le pays.
Depuis la normalisation de leurs relations, en décembre 2020, la coopération militaire et sécuritaire entre Rabat et Tel-Aviv s’est considérablement renforcée.
L’entité sioniste est l’un des principales exportatrices d’armes vers le royaume.
Al24News




