Maroc : la chaleur excessive et la sécheresse ravagent considérablement la récolte d’olive pour cette année

Encore un été trop chaud et trop sec au Maroc, où la crise d’une économie, qui repose largement sur l’agriculture, s’aggrave au fil des années.
Les températures caniculaires excessives qui ont touché le royaume ont considérablement ravagé la récolte de l’huile d’olive cette année, enfonçant davantage le secteur de l’agriculture dans ce pays.
L’ampleur exacte des dégâts ne sera pas connue avant la récolte, en octobre et novembre, mais les signes provoqués par la chaleur extrême et la sécheresse indiquent que c’est déjà le cas.
Les professionnels et producteurs marocains de l’huile d’olive mettant en garde contre une mauvaise récolte et une chute considérable de la production, s’attendant à une flambée des prix de l’huile d’olive dans tout le royaume.
Cet été, la chaleur a frappé de larges pans du Maroc, particulièrement dans les régions d’El Kelâa des Sraghna, Marrakech-Safi, ainsi que dans les environs de Beni Mellal et de Sefrou, réputées pour leur culture d’olives.
La situation est d’autant plus préoccupante qu’elle fait suite à une mauvaise récolte d’olives ces dernières années, après avoir connu des saisons des plus chaudes jamais enregistré dans la région.
L’olivier arrive en tête des arbres fruitiers au Maroc, représentant près de 65 % de la surface cultivée. Mais, le manque de précipitation et la forte chaleur ont eu un impact négatif sur la récolte ces dernières années.
En 2023, la récolte d’olive a chuté de 44 % par rapport à 2022 et 2021, selon les statistiques du ministère de l’Agriculture marocain.
Autre mauvaise nouvelle au Maroc : cette situation a bien entendu des répercussions sur le marché de l’huile d’olive dans le pays.
« La saison actuelle devrait enregistrer l’un des rendements les plus faibles ces dernières années », a alerté Rachid Benali, président de la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’olive.
« Les effets de la sécheresse sont désormais flagrants sur toutes les cultures. Cependant, la culture de l’olive, principalement destinée à la consommation et aux moulins, traverse une période difficile, aggravée par la diminution des eaux d’irrigation, les vagues de chaleur successives cet été et en mai dernier, lors de la floraison », a ajouté ce professionnel, dans des déclarations aux médias.
En outre, les difficultés que traverse la filière de l’huile d’olive en raison de la chaleur persistante, aggravés par l’absence de mesures de soutien des agriculteurs marocains plongeant tout le secteur de l’huile d’olive dans la crise, exposent plus que jamais les consommateurs marocains au risque croissant de fraude alimentaire, mettent en garde les experts.
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