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Maroc: des centaines d’enseignants contractuels privés de leurs salaires

Des centaines d’enseignants contractuels marocains sont privés de leurs salaires pour leur participation à des
actions de protestation réclamant une réforme de leur statut professionnel, selon un syndicat représentant cette catégorie de professeurs qui se comptent par dizaines de milliers.

La Coordination nationale des enseignants contractuels a révélé, mardi, dans un communiqué, « la suspension des salaires de 477 enseignants et enseignantes, au motif de boycott des remises des notes et délibérations du premier trimestre ».

« Au lieu de chercher les raisons de cette action de protestation, et d’apporter des réponses aux revendications des enseignants, l’Etat recourt à la répression et à la vengeance à un moment où le pays connaît une grave
crise socio-économique », a dénoncé le syndicat.

Il s’est élevé également contre « le renvoi des enseignants devant le conseil de discipline, les menaces, les intimidations et la torture psychologique », ce qui confirme concrètement, selon la source, « l’ampleur
des violations auxquelles sont confrontés les professeurs ».

La coordination a, par ailleurs, énuméré les étapes de son mouvement de protestation qui « a commencé par le port de badges rouges et noirs et des formes de lutte les dimanches et jours fériés, puis est passé à des grèves
courtes, mais les autorités responsables du secteur se sont moquées de toutes ces formes de protestation, qui ont dégénéré par la suite en manifestations sur le terrain, conduisant à un boycott de la remise des notes ».

La coordination a souligné que « l’intérêt des élèves est étroitement lié aux conditions dans lesquelles évoluent les enseignants et enseignantes.

Chaque fois que les droits des travailleurs sont bafoués, cet intérêt est affecté.

L’emploi par contrat est un danger stratégique qui nuit à cet intérêt ».

Les professeurs contractuels ont tenu la tutelle pour responsable de l’évolution de la situation, insistant sur la poursuite de la lutte jusqu’à l’intégration effective dans la fonction publique.

Depuis 2016, le Maroc embauche des dizaines de milliers d’enseignants sur la base de contrats à durée déterminée (CDD). Ces enseignants contractuels ont lancé depuis plus de 4 ans un mouvement de grève accompagné de manifestations souvent émaillées de violences policières.

APS

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