Maroc : Dans une escalade sans précédent contre le gouvernement, les avocats lancent une grève générale de deux semaines

Les avocats marocains s’apprêtent à entamer une grève générale de deux semaines, à partir de lundi prochain, dans une escalade sans précédent face au gouvernement, qui ignore leurs nombreuses revendications, notamment l’amélioration de leurs conditions professionnelles et la protection de leurs droits, en plus de réformer le système judiciaire en général.
En réponse à ce qu’elle a qualifié de réactions irresponsables et insensibles du gouvernement aux revendications des avocats, présentées à travers une série de séminaires et de manifestations, l’Association des barreaux du Maroc a annoncé le lancement d’une grève générale, à partir de lundi prochain, qui comprend un boycott des audiences pénales et des procès pendant une période de deux semaines, avec des exceptions limitées liées aux délais légaux.
L’association a expliqué, dans un communiqué, que ces mesures interviennent après l’échec de toutes les tentatives de dialogue avec le gouvernement, soulignant que ses revendications sont globales et indivisibles et qu’elle ne reculera pas tant que le gouvernement n’aura pas pleinement satisfait à ses exigences.
Les avocats ont confirmé que cette escalade était le résultat de ce qu’ils ont décrit comme un dialogue tronqué et improductif avec les autorités compétentes. Ils ont expliqué que le fait que le gouvernement ait négligé les revendications en cours les a poussés à retourner aux manifestations, estimant que le boycott des séances constitue une mesure, résultat inévitable de l’absence de réponse du gouvernement, qui reflète une crise profonde au sein du secteur de la justice et affecte négativement les conditions de travail et la dignité professionnelle des avocats.
En plus de boycotter les séances, l’association a annoncé l’organisation de veillées hebdomadaires devant les tribunaux dans diverses parties du Royaume, tous les jeudis pendant une heure, pour exprimer son mécontentement face à la situation actuelle et faire pression sur le gouvernement pour qu’il réponde aux attentes et demandes de la profession en raison de l’intransigeance du gouvernement et de son incapacité à répondre à ses demandes légitimes.
Al 24 News




