Afrique

Maroc : appel à des manifestations samedi dans toutes les grandes villes

Le mouvement de jeunesse, à l’origine des manifestations pacifiques qui se poursuivent depuis la fin septembre dernier, a appelé à descendre de nouveau dans la rue samedi lors de rassemblements couvrant toutes les grandes villes du Maroc, afin de réclamer la justice sociale et la libération des détenus des manifestations et des personnes détenues en lien avec la question du Rif.

Le mouvement a précisé qu’il limiterait les manifestations aux grandes villes — notamment Rabat, Casablanca, Marrakech, Tanger, Fès, Agadir, Tétouan et Oujda — et a invité les jeunes des villes voisines à se joindre à ces rassemblements.

Le mouvement a estimé que ces protestations pacifiques constituaient une occasion de solidarité avec les jeunes arrêtés au début du mouvement, affirmant que « le makhzen » a eu recours à la répression pour dissuader les jeunes de revendiquer leurs droits légitimes, et insistant sur la nécessité de libérer ces détenus, considérant que leur sort concerne l’ensemble du mouvement.

Le mouvement proclame la liberté pour les détenus des protestations actuelles ainsi que pour les détenus du Rif, et place les revendications sociales au cœur du rassemblement annoncé. Il a appelé toutes les familles des détenus — en particulier les familles de mineurs — ainsi que toute personne disposant d’informations les concernant, à le contacter d’urgence afin d’apporter soutien et aide, mettre en lumière leurs conditions et garantir leurs droits juridiques et humains.

Le mouvement a réussi, selon le texte, à briser le mur du silence et à libérer des voix réprimées. Le Parti du progrès et du socialisme a accusé, pour sa part, le gouvernement du makhzen d’avoir accumulé les échecs pendant quatre ans sur les plans économique et social ainsi que dans les domaines de la démocratie et de la gouvernance, soulignant que la dernière année de son mandat a été marquée par la persistance du mécontentement social et des protestations.

Dans un communiqué, le parti a affirmé que le gouvernement « manque profondément de substance, de nature et de trajectoire nécessaires pour disposer des atouts essentiels qui lui permettraient, dans ses derniers souffles, de faire face aux défis et de résoudre les problèmes », l’appelant à « assumer la responsabilité de ses politiques et orientations défaillantes, et des conséquences de son refus de reconnaître les difficultés du pouvoir d’achat des Marocains, ainsi que de sa chute retentissante dans des conflits d’intérêts, son obstination à servir les intérêts de certaines catégories et réseaux oligarchiques, et son recours à un discours hautain et provoquant à l’égard de la société ».

Par ailleurs, la Coordination nationale des victimes du séisme d’Al-Haouz a réfuté les données officielles fournies par le gouvernement concernant la situation des sinistrés dans cette région, affirmant que des centaines de familles ont été définitivement exclues des listes d’aide malgré la perte de leurs maisons.

La coordination a expliqué, dans un communiqué, que de nombreuses familles touchées vivent toujours dans des conditions difficiles sous des tentes, sans recevoir les compensations nécessaires pour reconstruire leurs habitations détruites, et a appelé à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire et d’une commission de vérification des faits afin d’examiner les violations et irrégularités qui ont entaché la gestion de ce dossier.

Dans le cadre de ce constat d’affaiblissement du développement social, le Syndicat national de l’Agence de développement social a, dans un communiqué, critiqué ce qu’il considère comme « la poursuite des tentatives visant à affaiblir et à enterrer les rôles et les efforts de l’institution dans la lutte contre la pauvreté et l’insertion sociale ».

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