Mark Carney n’exclut pas une participation militaire du Canada à la guerre au Moyen-Orient

Le premier ministre canadien Mark Carney a déclaré jeudi qu’il ne pouvait exclure la participation militaire de son pays à la guerre qui s’intensifie au Moyen-Orient, ont rapporté des médias. «On ne peut jamais exclure catégoriquement une participation», a-t-il déclaré aux côtés de son homologue australien Anthony Albanese, à Canberra. «Nous soutiendrons nos alliés», a-t-il ajouté.
Mark Carney a tenu ces propos depuis la capitale australienne au troisième jour de sa visite officielle dans le pays d’Océanie, un voyage qui vise à attirer des investissements et à approfondir les liens avec Canberra.
S’il avait assuré les États-Unis du soutien du Canada après le début des frappes américano-sioniste contre l’Iran, l’ancien banquier central a cependant exprimé ses «regrets» que «Les États-Unis et Israël ont agi sans saisir les Nations unies ni consulter leurs alliés, y compris le Canada», a-t-il souligné.
Lors d’une réunion mercredi au Lowy Institute, un groupe de réflexion basé à Sydney (sud-est), Mark Carney a exhorté «toutes les parties» impliquées dans la guerre déclenchée par les frappes américano-sionistes contre l’Iran à respecter les règles d’engagement internationales et a appelé à une «désescalade».
Mark Carney n’a de cesse de répéter depuis des mois que le monde est devenu de plus en plus dangereux et que les États-Unis ne sont plus un partenaire fiable. Il a fait de la réduction de la forte dépendance de son pays à l’égard de l’économie américaine la pièce maîtresse de sa politique économique extérieure.
Jeudi devant les deux chambres du Parlement australien à Canberra, Mark Carney a déclaré que «La question qui se pose aujourd’hui aux puissances moyennes comme les nôtres est de savoir si nous établissons les conventions et contribuons à l’élaboration de nouvelles règles qui détermineront notre sécurité et notre prospérité, ou si nous laissons les puissances hégémoniques dicter les résultats dans le nouvel environnement mondial».



