International

MAE russe: principales déclarations du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a donné une grande conférence de presse sur le bilan des activités diplomatiques russes en 2023.

Sur l’Occident

– L’année 2023 a montré le déclin des « manières » géopolitiques des pays occidentaux, qui ne s’appuient que sur leurs propres intérêts.

– L’Occident ne veut pas entendre les préoccupations de la Russie, bien au contraire, il provoque l’escalade en Ukraine et crée des risques stratégiques supplémentaires.

– Il est inacceptable d’admettre un retour aux idéologies qui ont servi de base au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, et tout ce qui se passe à cet égard en Allemagne est très décevant pour la Russie.

– Les États-Unis ont balayé tous les principes sur lesquels reposait le dialogue sur la maîtrise des armements.

– Washington décide pour l’Europe et ne lui accordera pas d’autonomie stratégique.

– Les pays de l’UE ont donné des instructions au personnel de leurs missions diplomatiques sur le comportement à adopter envers les diplomates russes: « Dans chaque capitale comptant une représentation de l’UE et une ambassade de Russie, ce manuel a été diffusé et il doit être strictement appliqué ».

– La Russie devrait se débarrasser en 2024 de toute dépendance à l’égard de l’Occident dans l’économie et les chaînes d’approvisionnement.

 

Sur la Russie à l’international

– L’Iran, la Turquie, l’Arabe saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar sont parmi le cercle restreint de la Russie.

– La Russie remet les relations avec les pays africains au niveau réellement stratégique.

– Moscou cherche l’adhésion de nouveaux membres à l’organisation internationale de la langue russe.

– « Notre ministère soutient activement l’initiative de Russie unie d’organiser à Moscou un forum international interpartis des partisans de la lutte contre les pratiques modernes du néocolonialisme. »

Sur la sécurité mondiale

– « Il est important d’assurer la sécurité militaire et politique en Eurasie indépendamment d’autres facteurs. Nous considérons que cette tâche doit être accomplie par les pays du continent sans que des États extérieurs tentent de s’impliquer dans ces processus avec leur propre règlement. »

– Les États-Unis et leurs alliés ont piétiné toutes les normes du droit international.

« Personne ne leur a donné le pouvoir de frapper le Yémen tout comme en 2011

Il est important de mettre fin à l’agression contre le Yémen, car plus les États-Unis et le Royaume-Uni bombardent le Yémen, moins les Houthis veulent négocier sur la situation dans le pays.

– Aujourd’hui, dans le domaine de la stabilité stratégique et de la sécurité, « il y a une dynamique négative, cette tendance s’aggrave », ce qui est lié, tout d’abord, à l’aggravation de la lutte autour de « ces processus historiques qui accompagnent le passage de l’ordre mondial d’un modèle unipolaire à un ordre mondial polycentrique ».

– Moscou n’a aujourd’hui aucune raison de discuter avec Washington de la stabilité stratégique.

Les États-Unis « ne cachent pas leur intention, lorsqu’ils parlent de stabilité stratégique, de mettre entre parenthèses la composante non nucléaire de la confrontation militaire, la force non nucléaire, en consolidant ainsi le fort avantage quantitatif que l’Occident collectif possède en la matière ».

Le ministre a fait savoir que Moscou et Washington ont échangé des propositions écrites sur la stabilité stratégique en décembre, ajoutant que la Russie avait fait savoir aux États-Unis que ses approches étaient inacceptables et qu’il s’en tenait aux propositions qui lui avaient été présentées en 2021.

 

Sur l’Ukraine

– Les pays occidentaux poussent le président ukrainien Vladimir Zelenski à organiser des élections, car ils veulent qu’il suive leurs intérêts, et la Russie ne se soucie pas beaucoup de la confrontation politique en Ukraine.

Zelenski avait annoncé publiquement « qu’il n’organiserait aucune élection car la guerre est en cours »: « Cela ressemble à une autre mise en scène et reflète le désir de cet homme et ses partisans de se maintenir au pouvoir autant que possible ».

– La Russie ne peut pas être, d’une manière ou d’une autre, « vaincue » en Ukraine, Moscou atteindra de manière persistante et cohérente les objectifs de l’opération militaire spéciale.

« Nous ne nous opposons pas aux accords que d’autres pays ont conclus avec l’Ukraine, mais cela ne change en rien notre objectif », a indiqué Lavrov, rappelant que le président Vladimir Poutine avait évoqué à plusieurs reprises que la Russie ne renonçait pas aux négociations sur l’Ukraine.

Dans le même temps, le ministre a noté que des articles affirmant que la Russie et l’Ukraine pouvaient mener des pourparlers à Genève répandaient des rumeurs.

– L’Ukraine doit renoncer à l’adhésion à l’Otan et à la rhétorique nazie pour commencer à discuter des conditions pour mettre fin au conflit.

– Lors du Forum économique mondial de Davos, le président ukrainien Vladimir Zelenski a « menti à la communauté internationale » concernant les événements liés à l’Ukraine après 2014

– L’Occident ne veut pas de solution constructive sur l’Ukraine qui tiendrait compte des intérêts de la Russie.

– L’Occident devrait lire les lois ukrainiennes avant de dire que Kiev défend la démocratie: « Lisez les lois qui ont été votées pour interdire la langue russe et l’enseignement dans cette lange, plus globalement tout ce qui est russe, pour encourager l’idéologie et la pratique du nazisme, regardez des bataillons avec des croix gammées et des écussons de divisions SS qui y défilent ».

 

Sur la Transcaucasie

– Le mécanisme de la coopération de l’Azerbaïdjan, de l’Arménie et de la Géorgie avec leurs trois voisins les plus proches, à savoir la Russie, l’Iran et la Turquie (format 3+3), est prometteur, car il ne dépend pas de la conjoncture politique mondiale.

– Les pays occidentaux ne veulent pas permettre la mise en œuvre des accords tripartites entre Moscou, Bakou et Erevan, et l’UE et les États-Unis veulent organiser la délimitation de la frontière entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan en contournant la Russie.

 

Sur le conflit israélo-palestinien

– La création d’un État palestinien devrait mettre un point final au conflit au Moyen-Orient.

– Les contacts avec la participation des États-Unis, d’Israël et d’autres pays sans la participation de la Palestine ne conduiront pas à un règlement du conflit au Moyen-Orient.

– Israël ne doit pas penser que tout lui est permis aujourd’hui en raison des horreurs de la Seconde Guerre mondiale.

– Moscou considère comme odieuse l’attaque sur les participants au festival en Israël, tout comme les déclarations des ministres et commandants israéliens sur les Palestiniens.

Sur l’influence de l’opération militaire spéciale sur la société russe

– L’opération militaire en Ukraine a uni la société russe comme jamais et a contribué à « la débarrasser de ceux qui ne se sentaient pas concernés par l’histoire et la culture russes ».

Agences Russes

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