Madagascar : le bilan du cyclone Gezani s’alourdit à 35 morts

Au moins 35 personnes ont perdu la vie à Madagascar à la suite du passage mardi soir du cyclone Gezani ayant frappé de plein fouet la deuxième ville du pays, Toamasina, ont annoncé jeudi les autorités malgaches.
Lors du passage du cyclone, les rafales de vent soufflant jusqu’à 250 km/h et les pluies diluviennes ont ravagé « près de 75% de la ville », selon le dirigeant de l’île de l’océan Indien, le colonel Michaël Randrianirina, déplorant une « catastrophe ».
Six personnes sont également portées disparues et 374 blessés ont été recensés, selon un nouveau bilan provisoire jeudi du Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC). Un précédent bilan faisait état de 31 morts.
D’importants dégâts ont été provoqués par le passage du cyclone, selon les mêmes sources, faisant état de près de 18.000 habitations détruites, sans compter les près de 50.000 endommagées ou inondées. Le président du pays pour la période de transition, le colonel Michaël Randrianirina en a appelé jeudi à la « solidarité internationale » dans un communiqué pour « contribuer aux opérations urgentes d’aide ».
Le Centre météorologique région al spécialisé cyclones (CMRS) de l’île de La Réunion a évoqué dans son bulletin « l’un des impacts directs les plus intenses de l’ère satellitaire sur le secteur de Tamatave, rivalisant probablement avec Geralda ».
En février 1994, ce cyclone avait fait au moins 200 morts. La dépression, qui s’est nettement affaiblie en touchant terre, a fini de traverser l’île d’est en ouest mercredi soir. Depuis Geralda en 1994, Gretelle en 1997 (152 morts) et Gafilo en 2004 (241 morts) s’étaient aussi montré particulièrement meurtriers.
(APS)




