International

L’Union européenne appelle les dirigeants libanais à accélérer l’élection d’un nouveau président du pays

L’Union européenne (UE) a appelé les dirigeants libanais à organiser une élection présidentielle et à former un gouvernement au plus vite.

C’est ce qui ressort d’un communiqué du haut représentant de l’UE, Josep Borrell, concernant la situation politique au Liban, publié par la mission de l’Union à Beyrouth.

L’UE a exhorté les dirigeants libanais à « assumer leurs responsabilités et à prendre les mesures nécessaires pour élire un président de la République ».

Le communiqué a rappelé que le mandat du président Michel Aoun a pris fin le 31 octobre, et après quatre sessions parlementaires non concluantes, aucun candidat n’a été élu. La Présidence de la République libanaise est désormais vacante.

La même source a souligné que depuis les dernières élections législatives de mai dernier, aucun gouvernement n’a été formé et ce vide politique survient à un moment où le Liban fait face à une situation sociale et économique qui ne cesse de se dégrader.

Le communiqué considérait que les fluctuations institutionnelles accompagnées d’instabilité économique feraient peser de graves risques sur le Liban et son peuple.

Il a souligné que l’UE avait renouvelé, en juillet dernier, une panoplie de sanctions qui permet d’imposer des mesures restrictives aux individus ou entités qui empêchent la résolution de la crise libanaise.

Le communiqué met l’accent sur la nécessité de parvenir à un accord de financement avec le Fonds monétaire international (FMI) et d’achever sans plus tarder les grandes réformes tant attendues au Liban, et ce, dans le but de faciliter le décaissement de financements internationaux supplémentaires et de freiner la tendance à la détérioration de l’économie libanaise. »

« L’Union européenne reste déterminée à continuer d’aider le Liban et son peuple à avancer vers la reprise et la stabilité qu’ils méritent », lit-on encore de même source.

De son côté, la France a appelé les députés libanais et à élire un nouveau président de la république au plus vite.

Dans un communiqué publié par son ambassade à Beyrouth, le ministère français des Affaires étrangères a appelé tous les acteurs libanais à « assumer leurs responsabilités et à se relever pour le Liban et le peuple libanais ».

Le mandat de six ans du président Michel Aoun s’est terminé dans la nuit de lundi à mardi, laissant un vide présidentiel après que le parlement a échoué à quatre reprises depuis septembre à élire un nouveau président en raison de tensions politiques entre les blocs qui composent le parlement.

La Constitution libanaise dispose que le gouvernement assume les pouvoirs du président en cas d’échec de l’élection d’un nouveau président pour le pays avant la fin du mandat du président actuel.

Depuis près de 3 ans, les Libanais connaissent une grave crise économique sans précédent, qui a entraîné un effondrement record de la valeur de la monnaie locale (la lire) par rapport au dollar, ainsi qu’une pénurie de carburant et de médicaments et une forte baisse du pouvoir d’achat des citoyens.

Agence Anadolu

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back to top button