L’ordre d’évacuer l’ensemble de la population de la ville de Ghaza est « illégal et inhumain », selon Amnesty international

L’ordre émis par l’entité sioniste d’évacuer l’ensemble de la population de la ville de Ghaza est « illégal et inhumain », affirme l’ONG Amnesty international, appelant cette entité à « annuler immédiatement cette injonction ».
« L’ordre donné par l’armée (sioniste) concernant le déplacement massif des habitants de la ville de Ghaza est cruel et illégal, et aggrave encore les conditions de vie génocidaires que (l’entité sioniste) inflige aux Palestiniens », a déclaré Heba Morayef, directrice régionale pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient à Amnesty International, cité dans un communiqué.
Alertant sur la situation dramatique des Palestiniens à Ghaza, confrontés à des bombardements incessants, à la famine et à des ordres d’évacuation massive, l’ONG estime que ce nouvel ordre d’évacuation est « une répétition inhumaine de l’ordre de déplacement massif émis pour tout le nord de la bande de Ghaza, le 13 octobre 2023 ».
Amnesty international a déclaré à plusieurs reprises que le déplacement forcé des Palestiniens à l’intérieur de la bande de Ghaza ou leur expulsion constitue une violation du droit international humanitaire, ainsi que des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. L’organisation cite quelques témoignages de Ghazaouis qui sont confrontés à un sombre dilemme.
« Je ne veux pas abandonner mes patients, ces petits enfants dont le corps est trop fragile pour supporter un nouveau déplacement, mais je ne sais pas quoi faire. Cela revient à choisir entre deux morts : mourir sous les bombardements ou mourir lentement à cause du déplacement, sans savoir où aller « , déclare un professionnel de santé qui soigne des enfants souffrant de malnutrition.
Cet ordre d’évacuation, combiné à l’expansion des opérations militaires à Ghaza, notamment la destruction des tours où des milliers de familles s’étaient réfugiées, illustre la volonté délibérée de l’entité sioniste d’imposer des conditions de vie destinées à entraîner la destruction physique d’une population déjà dévastée.
« La ville de Gaza, dont le patrimoine ancien remonte à plusieurs millénaires et qui a déjà subi des destructions et des dégâts majeurs, est menacée d’anéantissement total », conclut Heba Morayef.
(APS)




