L’OIT lance un appel de fonds de 20 millions de dollars pour atténuer la crise du travail en Palestine

L’Organisation internationale du Travail (OIT) a lancé jeudi un appel de fonds, sollicitant 20 millions de dollars pour son programme en trois phases visant à répondre aux conséquences dévastatrices des agressions menées par l’entité sioniste contre les Palestiniens sur le marché du travail local.
Gilbert F. Houngbo, Directeur général de l’OIT, a souligné l’urgence de la situation lors d’une réunion tenue à Genève en marge de la 349ème Session du Conseil d’administration.
Il a déclaré que l’agression sioniste contre Ghaza avait entraîné une « perte tragique de vies humaines et une perte sans précédent de moyens de subsistance, d’emplois, de revenus, d’entreprises et d’infrastructures civiles ».
Le programme de réponse de l’OIT se décompose en trois phases, de l’aide d’urgence à la création d’emplois et à la reconstruction des infrastructures.
Le premier rapport de l’OIT, publié le 6 novembre dernier, basé sur l’impact du conflit, indique que 61% des emplois à Ghaza et près de 24% en Cisjordanie ont été perdus depuis le début des bombardements sionistes.
Cela se traduit par des pertes quotidiennes de revenus de l’ordre de 16 millions de dollars.
M. Houngbo a souligné la destruction généralisée à Ghaza, les infrastructures gravement endommagées, les entreprises fermées, les déplacements internes massifs et le manque d’eau, de nourriture et de carburant paralysant l’activité économique.
Les travailleurs de Ghaza, désormais bloqués en Cisjordanie, ainsi que les travailleurs de la santé et humanitaires de l’ONU, font face à des conditions désastreuses et dangereuses.
Ruba Jaradat, Directrice régionale de l’OIT pour les Etats arabes, a averti que les pertes déjà énormes identifiées entraîneraient des répercussions à long terme, si le conflit persistait.
La semaine dernière, l’OIT a déjà mobilisé environ 2 millions de dollars pour des secours d’urgence et la collecte de données.
La communauté internationale est appelée à agir rapidement pour soulager les souffrances des travailleurs palestiniens et contribuer à la future reconstruction d’une vie économique stable dans la région.




