L’Islande et les Pays-Bas rejoignent la plainte de l’Afrique du Sud contre l’entité sioniste pour génocide à Ghaza

Deux nouveaux pays européens, l’Islande et les Pays-Bas, ont annoncé rejoindre la plainte pour génocide à Ghaza à l’encontre de l’entité sioniste, en cours d’examen à la Cour internationale de Justice (CIJ).
C’est l’Afrique du Sud qui a initialement saisi la CIJ, le 29 décembre 2023, au titre de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948.
Plusieurs pays ont depuis rejoint l’Afrique du Sud dans sa plainte, et ces deux nouvelles interventions de l’Islande et des Pays-Bas portent le nombre d’Etats intervenants à 18, parmi lesquels l’Espagne, l’Irlande, le Brésil, la Belgique et la Norvège.
Depuis le dépôt de la plainte, la Cour a rendu trois ordonnances de mesures conservatoires en janvier, mars et mai 2024, enjoignant l’entité sioniste de prévenir tout acte génocidaire et de mettre fin aux opérations militaires à Rafah.
Ces ordonnances n’ont pas été respectées par l’entité sioniste, et certains pays membres de la CIJ n’ont pas appliqué de sanctions ou mesures coercitives destinées à garantir le respect de ces recommandations.
Au cours des dernières audiences de la CIJ, l’utilisation de la faim comme arme génocidaire est devenue centrale dans l’accusation portée contre l’entité sioniste. Des experts ont présenté des rapports détaillés sur les conditions de vie à l’intérieur de l’enclave, indiquant que le blocage des convois de nourriture et la destruction des terres agricoles ont conduit à une situation de catastrophe humanitaire sans précédent au 21ème siècle.
Dans le document d’intervention publié pas les Pays-Bas, il est affirmé que le déplacement forcé, la famine, la privation d’aide humanitaire et les actes commis contre les enfants peuvent être considérés comme des actes de génocide, soulignant que ces pratiques peuvent jouer un rôle déterminant dans l’établissement de l’intention génocidaire.
Les Pays-Bas précisent dans leur déclaration que les actes commis contre les enfants doivent être évalués de manière spécifique, estimant que ces crimes peuvent revêtir une importance particulière pour démontrer l’intention génocidaire.
Ces annonces pourraient accentuer l’isolement de l’entité sioniste sur la scène juridique internationale, alors que le génocide se poursuit à Ghaza, faisant 72.234 martyrs et 171.852 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan communiqué samedi par les autorités sanitaires palestiniennes.
APS


