L’Iran veut un dialogue « sur un pied d’égalité » avec les États-Unis

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a indiqué samedi que son pays était disposé à dialoguer « sur un pied d’égalité » avec les Etats-Unis, sans clarifier si Téhéran acceptait des pourparlers directs comme le suggère Donald Trump.
Le président américain, qui a appelé Téhéran à des négociations sur le programme nucléaire iranien, a menacé ces derniers jours de bombarder l’Iran en cas d’échec de la diplomatie.
L’Iran se dit prêt à discuter avec les Etats-Unis mais a refusé des pourparlers directs sous la menace et la pression.
« La République islamique d’Iran veut dialoguer sur un pied d’égalité », a indiqué Pezeshkian lors d’une réunion, selon des propos rapportés par la présidence.
Donald Trump a affirmé jeudi qu’il préférerait tenir des « négociations directes » avec l’Iran.
« Cela va plus vite et vous comprenez beaucoup mieux l’autre camp qu’en passant par des intermédiaires », a argué le président américain.
Les Iraniens « voulaient des intermédiaires (mais) je ne pense pas que ce soit encore le cas », avait ajouté Donald Trump à bord de l’avion présidentiel Air Force One.
« Si l’on veut négocier, à quoi bon menacer ? », s’est interrogé samedi Pezeshkian.
« Aujourd’hui, l’Amérique humilie non seulement l’Iran mais aussi le monde entier », a-t-il relevé, en possible allusion aux surtaxes douanières imposées par M. Trump aux alliés des Etats-Unis.
Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, soupçonnent depuis des décennies Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. L’Iran rejette ces allégations et affirme que ses activités dans le nucléaire n’existent qu’à des fins civiles, notamment pour l’énergie.
Samedi, le général Hossein Salami , a affirmé que son pays était « prêt » pour la guerre. « Nous ne sommes pas du tout inquiets d’une guerre.
Nous ne serons pas les initiateurs, mais nous sommes prêts pour n’importe quelle guerre », a-t-il ajouté.
Agence Irna




