L’Iran menace de suspendre l’accord avec l’AIEA en réponse à une résolution du Conseil de sécurité
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré que le retour des sanctions du Conseil de sécurité mettra fin à l’entente entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
L’agence de presse Mehr a rapporté ce samedi les propos de Kazem Gharibabadi au sujet du dernier vote au Conseil de sécurité de l’ONU que cette mesure a été prise sur la base de la résolution 2231 et de l’accord sur le nucléaire, mais elle n’a pas obtenu le consensus nécessaire. Lors de ce vote, quatre pays ont voté en faveur, deux se sont abstenus, et neuf ont voté contre.
Kazem Gharibabadi a affirmé que trois pays européens ainsi que l’Union européenne n’avaient pas respecté leurs engagements dans le cadre de l’accord nucléaire, et ce, depuis le retrait des États-Unis en 2018, ajoutant que ces pays prétendent aujourd’hui que l’Iran n’a pas respecté ses obligations au titre de l’accord nucléaire, et ont lancé un processus illégal de ‘snapback’ sous ce prétexte.
Kazem Gharibabadi a également évoqué le récent accord entre l’Iran et l’AIEA conclu au Caire, ainsi que la proposition raisonnable soumise par le ministre iranien des Affaires étrangères aux trois pays européens.
Il a déclaré que Cette proposition aurait pu résoudre les différends liés au rétablissement des sanctions, mais les pays européens l’ont rejetée sous des prétextes infondés.
Concernant la récente démarche entreprise par trois pays européens – la France, la Grande-Bretagne – pour poursuivre le processus de « snapback » et réimposer les sanctions du Conseil de sécurité, le responsable iranien a déclaré que si aucune nouvelle initiative diplomatique n’intervenait dans les six à sept prochains jours, ces sanctions seraient activées dans un délai d’une semaine.
Kazem Gharibabadi a annoncé que l’Iran recourrait à la suspension totale de l’accord conclu entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) au Caire, si les sanctions du Conseil de sécurité étaient rétablies d’ici le 27 septembre.




