L’Iran assure qu’une « fenêtre de négociation » est toujours ouverte pour relancer l’accord nucléaire

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Nasser Kanaani a déclaré lundi que la « fenêtre de
négociation » était toujours ouverte du côté de Téhéran pour la relance de l’accord nucléaire de 2015 ou Plan d’action global conjoint (JCPOA), selon l’agence de presse officielle IRNA.
« L’accord est à portée de main » si les parties occidentales font preuve de la détermination nécessaire, a indiqué le porte-parole lors d’une conférence de presse hebdomadaire.
De bonnes opportunités ont été créées pour la relance du JCPOA et la levée des sanctions anti-iraniennes au cours des précédents cycles de pourparlers entre l’Iran et le négociateur en chef de l’Union européenne (UE), ainsi qu’en marge de la Conférence de Bagdad pour la coopération et le partenariat qui s’est tenue la semaine dernière dans la capitale jordanienne Amman.
M. Kanaani a affirmé que Washington avait manqué l’occasion de conclure un nouvel accord nucléaire la dernière fois en raison des élections américaines de mi-mandat en novembre, alors que le travail préparatoire
pour la signature d’un projet d’accord était terminé.
Les Américains ont une nouvelle fois refusé de venir cette fois-ci à la table des négociations, évoquant les développements internes en Iran et d’autres questions telles que le conflit ukrainien, selon le porte-parole.
Il a souligné que le projet d’accord était prêt à être signé et que la balle était dans le camp des Etats-Unis, dont les actes non constructifs, comme la proposition d’adopter une nouvelle résolution contre Téhéran au
Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), avaient retardé la conclusion d’un accord nucléaire.
L’Iran a signé le JCPOA avec plusieurs puissances mondiales en juillet 2015, acceptant de réduire son programme nucléaire en échange de la levée des sanctions contre le pays.
Les Etats-Unis se sont néanmoins retirés de l’accord en mai 2018 et ont réimposé des sanctions unilatérales contre Téhéran, poussant ce dernier à abandonner certains de ses engagements au pacte nucléaire.
APS




