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Liberté de la presse en Palestine occupée: le syndicat des journalistes palestiniens recense près de 100 violations sionistes

Le Syndicat des journalistes palestiniens a recensé 99 violations de la liberté de la presse commises par les forces d’occupation sionistes contre des journalistes au cours du mois de décembre 2025, rapporte dimanche l’agence palestinienne Wafa.

Le bilan illustre une escalade systématique de la répression contre la presse palestinienne, visant non seulement les reporters sur le terrain, mais également leurs familles et leurs infrastructures professionnelles.

Selon le rapport mensuel sur la situation de la liberté de la presse, cette campagne de harcèlement et d’intimidation traduit une politique coordonnée de l’occupation pour museler la couverture journalistique et empêcher la documentation des crimes sur le terrain.

Le bilan du mois de décembre fait, ainsi, état de l’assassinat d’un journaliste en plain exercice de son métier sur le terrain, alors que deux autres ont été blessés à la suite de bombardements et de tirs ciblés.

Deux membres de familles de journalistes ont été également tués durant ce mois de décembre, soulignant l’extension des violences aux proches dans le cadre d’une politique de punition collective.

Le syndicat rappelle que ces pratiques constituent « une violation grave du droit international humanitaire, notamment de l’article 79 du protocole additionnel I aux Conventions de Genève, qui protège les journalistes en zones de conflit », et qualifie ces actes de « meurtres extrajudiciaires ».

Evoquant les entraves à la couverture et intimidation sur le terrain, le bilan recense 48 cas de détention ou d’empêchement de couvrir l’actualité, 15 agressions utilisant des grenades lacrymogènes, assourdissantes ou tentatives de renversement délibérées, ainsi que 9 menaces avec armes et 6 menaces verbales directes.

« Ces chiffres révèlent une stratégie systématique visant à transformer les lieux de reportage en zones à haut risque », en particulier à Ghaza, Al-Qods, Al Khalil, Jénine et Ramallah, pour forcer les journalistes à se retirer, déplore le syndicat dans son bilan qui énumère de nombreux autres cas de violences physiques et matérielles, d’arrestations et de pressions judiciaires exercées sur les journalistes.

Le syndicat estime que « ces violations cumulées constituent des crimes de guerre selon le droit international » et appelle la communauté internationale, les organismes onusiens et les organisations de défense de la liberté de la presse à « intervenir d’urgence pour protéger les journalistes palestiniens et garantir l’accès à une information libre et sécurisée ».

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