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Liban : plus de 860.000 déplacés de retour chez eux depuis l’instauration du cessez-le-feu

Plus de 860.000 déplacés au Liban ont pris le chemin du retour vers leurs villes et villages depuis le cessez-le-feu conclu le 27 novembre dernier, ont indiqué lundi des agences humanitaires des Nations unies, relevant toutefois que des défis subsistent, notamment les dégâts occasionnés aux infrastructures et des services limités.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 123.000 personnes restent toujours déplacées en dehors de leur zone d’origine, soit une baisse de 25% depuis le 25 décembre. Elles sont principalement dans les districts de Saïda, Nabatiyeh, Beyrouth, Tyr et Aley.

Plusieurs abris collectifs sont en train d’être mis hors service en raison des mouvements de retour massifs. Actuellement, 4.370 personnes déplacées se trouvent encore dans 42 sites collectifs, a ajouté l’Organisation.

L’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a observé, pour sa part, une poursuite des mouvements transfrontaliers aux points de passage officiels et non officiels entre la Syrie et le Liban.

« Au cours de la période couverte par le rapport, entre 100 et 200 personnes se sont trouvées dans la zone du +no man’s land+ à un moment donné, soit pour passer au Liban, soit pour entrer en Syrie », a détaillé, dans son dernier rapport de situation, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).

Les autorités nationales libanaises font état d’environ 90.000 nouveaux arrivants depuis le 8 décembre en provenance de Syrie (Libanais et Syriens) dans la région de Hermel, dans le gouvernorat de Baalbek. Le nombre de personnes vivant dans des sites collectifs a fluctué en raison de la fluidité de la situation.

Il est actuellement estimé à 36.000 personnes – principalement des Syriens – le reste des nouveaux arrivants vivant dans des communautés. Alors que la cessation des hostilités de 60 jours est entrée dans son deuxième mois, des besoins humanitaires complexes persistent au Liban.

En effet, les communautés touchées par les hostilités sont confrontées à de multiples défis : destruction massive des habitations et des infrastructures essentielles, interruption des services essentiels, risques liés aux engins explosifs, moyens de subsistance limités et mécanismes de survie épuisés.

En particulier, les personnes qui sont restées dans les zones touchées par le conflit tout au long de l’escalade des hostilités et celles qui résident dan s des zones difficiles d’accès, sont confrontées à des conditions désastreuses, car les services essentiels ont été sévèrement limités pendant une période prolongée.

Presse internationale

 

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