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Liban : l’ONU inquiète de l’agressivité de l’armée sioniste envers les Casques bleus

Le Secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a exprimé vendredi soir sa préoccupation face à l’intensification des actes d’agressivité de l’armée sioniste à l’encontre des personnels de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), déployés dans le sud du pays.

S’exprimant devant la presse à New York, vendredi soir, par visioconférence depuis la ville de Djeddah, en Arabie saoudite, Lacroix a fait part de vives inquiétudes concernant la sécurité des Casques bleus, signalant une hausse des incidents hostiles qui entravent la liberté de mouvement du personnel et exposent celui-ci à des risques graves.

Lors de sa tournée de terrain à proximité de la Ligne bleue, dans le sud du pays, il a souligné l’ampleur des destructions causées par les attaques sionistes, notant que de nombreux villages ont été détruits, empêchant jusqu’à présent le retour des civils, tout en exprimant l’espoir que les conditions permettront prochainement le retour des communautés déplacées.

Le Secrétaire général adjoint a indiqué, dans le même contexte, avoir rencontré de hauts responsables politiques et sécuritaires libanais, ainsi que la direction de la FINUL, précisant que l’objectif de la visite était d’évaluer la manière dont la FINUL peut continuer à s’acquitter de son mandat et d’examiner les perspectives à venir, notamment à la lumière de la demande du Conseil de sécurité d’options visant à soutenir l’ONU dans la mise en œuvre de la résolution 1701, après l’expiration du mandat actuel de la FINUL le 31 décembre 2026.

À cet égard, il a affirmé que la FINUL poursuivra ses opérations jusqu’à cette date, sans aucun plan préalable de réduction de ses effectifs, réitérant l’engagement de la mission à soutenir les Forces armées libanaises et à appliquer la résolution 1701.

Il est à rappeler qu’un accord de cessez-le-feu est entré en vigueur au Liban le 27 novembre 2024, prévoyant le retrait des forces d’occupation sionistes des villages et localités frontaliers du sud dans un délai de 60 jours.

Le gouvernement libanais a accepté, par la suite, de prolonger ce délai jusqu’au 18 février dernier. Toutefois, l’armée d’occupation est restée déployée en cinq points et continue de commettre des violations.

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