Liban: deux députés indépendants poursuivent leur sit-in au Parlement

Une élue indépendante a promis vendredi à Beyrouth de poursuivre son sit-in au Parlement jusqu’à ce que les députés élisent un chef de l’Etat au Liban, pays sans président depuis près de trois mois et où la crise socio-économique s’aggrave.
Cette députée, l’écologiste Najat Saliba, et un collègue, l’ancien bâtonnier de Beyrouth Melhem Khalaf, entament vendredi leur deuxième semaine de sit-in pour protester contre les profonds différends politiques empêchant l’élection d’un successeur à Michel Aoun.
A l’issue d’une onzième session du Parlement le 19 janvier, qui a échoué à élire un chef de l’Etat, ils étaient restés dans l’hémicycle.
« Nous restons ici, que personne ne pense que nous allons partir » avant l’élection d’un président, a déclaré vendredi Najat Saliba.
« L’Etat se délite complètement, nous voulons préserver ce qu’il en reste, à savoir le Parlement », a ajouté la députée qui dit dormir dans un salon de l’hémicycle, comme son collègue.
« Nous sommes sans gouvernement, sans système financier et sans justice », a encore déploré Mme Saliba.
Parallèlement à la crise politique et économique, la décision lundi du juge indépendant Tarek Bitar de reprendre l’enquête sur l’explosion meurtrière au port de Beyrouth en 2020 a déclenché une véritable guerre au sein de la justice.
Le mandat du président Michel Aoun a expiré le 31 octobre et les députés, profondément divisés, n’arrivent pas à désigner un successeur.
Aucun camp ne dispose d’une claire majorité pour imposer un candidat dans un pays où l’élection d’un président prend souvent des mois.
APS




