Lettre conjointe à Guterres pour réclamer une solution politique au dossier nucléaire iranien

L’Iran, la Russie et la Chine ont adressé une lettre au secrétaire général des Nations unies, appelant à une solution politique qui prenne en compte les préoccupations de toutes les parties concernées par le dossier nucléaire iranien et à s’abstenir d’imposer des sanctions unilatérales à Téhéran.
Selon la lettre publiée dimanche par les agences de presse iraniennes et signée par Amir Saïd Iravani, ambassadeur et représentant permanent de l’Iran auprès des Nations unies, Dmitri Polianski, ambassadeur et chargé d’affaires de la Russie auprès de l’ONU, et Fu Cong, ambassadeur et représentant permanent de la Chine auprès de l’ONU, « la tentative des trois pays européens (Royaume-Uni, France et Allemagne) d’activer ce qu’on appelle le mécanisme de réactivation automatique des sanctions », appelé « mécanisme de déclenchement », est fondamentalement défectueuse, tant sur le plan juridique que procédural.
La lettre affirme que la troïka européenne, qui a suspendu l’exécution de ses engagements en vertu du Plan d’action global conjoint (PAGC) et de la résolution 2231, et qui a également refusé de s’engager pleinement dans le mécanisme de règlement des différends, ne dispose pas de l’autorité nécessaire pour appliquer les dispositions de cette résolution.
La lettre conjointe adressée au secrétaire général des Nations unies, António Guterres, et au président en exercice du Conseil de sécurité, Vassily Nebenzia, concernant la fin de la validité de la résolution 2231, souligne que l’article 8 de cette résolution prévoit la cessation de toutes ses dispositions le 18 octobre 2025.
Elle ajoute que la mise en œuvre complète et en temps voulu de cette résolution marquera la fin de l’examen par le Conseil de sécurité du dossier nucléaire iranien, et contribuera à renforcer l’autorité du Conseil ainsi que la crédibilité de la diplomatie multilatérale.
Les trois pays (Iran, Russie et Chine) ont également souligné la nécessité pour les parties concernées de s’engager à trouver une solution politique qui prenne en compte les préoccupations de tous, par le biais d’un dialogue diplomatique fondé sur les principes de respect mutuel.
Ils ont aussi insisté sur l’importance de s’abstenir d’imposer des sanctions unilatérales, de menacer d’utiliser la force ou d’adopter toute autre mesure susceptible d’aggraver la situation.
Ils ont enfin affirmé que tous les pays doivent coopérer pour créer un climat et des conditions favorables aux efforts diplomatiques.




