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L’escalade militaire au Moyen Orient entame son deuxième mois : la communauté internationale poursuit inlassablement ses efforts pour réduire les tensions

L’escalade militaire au Moyen-Orient et dans le Golfe est entrée samedi dans son deuxième mois, alors que la communauté internationale poursuit inlassablement ses efforts visant à réduire les tensions et à prévenir une extension du conflit à l’échelle régionale, voire internationale.

Depuis le début de cette guerre, le 28 février, plusieurs zones stratégiques ont été le théâtre de frappes militaires, entrainant des pertes humaines et d’importants dégâts matériels et affectant notamment les infrastructures civiles et énergétiques, dans un contexte de perturbations accrues des voies de navigation et du trafic aérien dans la région.

Ces tensions persistent malgré moult appels à la désescalade et à la retenue au sein de la communauté internationale qui demeure vivement préoccupée par les répercussions de ce conflit sur la stabilité régionale et l’économie mondiale.

Dans ce sillage, l’ONU, par la voix de Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a de nouveau averti vendredi que « le conflit au Moyen-Orient s’intensifie et menace de s’aggraver », et que « les perturbations du commerce maritime dans le détroit d’Ormuz risquent d’entraîner des répercussions sur les besoins humanitaires et la production agricole dans les mois à venir ».

« Si le Secrétaire général s’engage à tout mettre en œuvre pour parvenir à un règlement global et durable du conflit, il est essentiel d’agir immédiatement pour atténuer ces conséquences », a ajouté le porte-parole après avoir annoncé que le patron de l’ONU a mis en place un groupe de travail chargé d’élaborer et de proposer des mécanismes techniques spécialement conçus pour répondre aux besoins humanitaires dans le détroit d’Ormuz.

Ce nouveau mécanisme a pour objectif de faciliter le commerce des engrais, y compris le transport des matières premières associées, et sa mise en œuvre se fera en étroite consultation avec les Etats membres concernés de l’ONU, dans le respect total de la souveraineté nationale et des cadres juridiques internationaux établis, a précisé M. Dujarric.

En cas de succès, a-t-il poursuivi, cette initiative « permettrait également d’instaurer un climat de confiance entre les Etats Membres quant à l’approche diplomatique du conflit, constituant ainsi une étape précieuse vers un règlement politique plus global ». Po ur sa part, la Russie a, elle aussi, exprimé son inquiétude quant aux retombées de cette guerre sur l’économie mondiale.

Son président Vladimir Poutine a déclaré vendredi : « La guerre en cours au Moyen-Orient a un impact croissant sur la situation actuelle, causant de graves dommages aux chaînes logistiques, à l’industrie et à la coopération internationale ».

Et de poursuivre: « Les évaluations disponibles indiquent que les conséquences du conflit au Moyen-Orient pourraient être d’une ampleur comparable aux répercussions de la pandémie de COVID-19 », ajoutant que le conflit cause des dommages importants aux chaînes internationales d’approvisionnement, de production et de logistique, et exerce également une forte pression sur les entreprises des secteurs de l’énergie, des métaux et des engrais.

Par ailleurs, la situation au Moyen-Orient et dans le Golfe sera, dimanche et lundi, au centre d’une réunion des ministres des Affaires étrangères du Pakistan, de l’Arabie saoudite, de l’Egypte et de la Turquie.

Les chefs de la diplomatie de ces pays se rencontreront à Islamabad (Pakistan) pour tenir « des discussions approfondies sur une série de sujets, y compris les efforts visant à réduire les tensions dans la région », a précisé le ministère pakistanais des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, avait déclaré vendredi soir lors d’une allocution télévisée que son pays déployait « des efforts diplomatiques sincères et globaux » pour contribuer à mettre fin au conflit en cours dans la région du Moyen-Orient et du Golfe, tout en précisant que l’objectif « est d’ouvrir la voie à une paix durable grâce à la sagesse collective et à la concertation ».

Dans le même contexte, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel-Aty, et son homologue grec, Giorgos Gerapetritis, ont réaffirmé vendredi soir par téléphone leur soutien aux efforts visant à « désamorcer les tensions dans la région » et à « prévenir toute instabilité accrue », en privilégiant la voie diplomatique.

De son côté, le Premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim, a appelé toutes les parties au conflit « à faire preuve de la plus grande retenue » et « à veiller à ce que les populations civiles ou les infrastructures des pays voisins ne soient pas entraînées dans un conflit qu’elles n’ont pas choisi ».

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