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Les qualifiant d’“animaux”, le chef du bureau de liaison de l’entité sioniste à Rabat réitère ses insultes contre les Marocains

Le vice-directeur du bureau de liaison sioniste à Rabat, Hassan Kaabia, a réitéré lundi 20 janvier, ses insultes racistes et abjectes à l’égard des Marocains en les qualifiant d’“animaux”, après avoir formulé et assumé dans les médias des propos offensant similaires l’année dernière, suscitant une profonde indignation populaire mais sans que les autorités marocaines ne réagissent.

Cette déclaration a été faite en réponse à une déclaration d’Aziz Hennaoui, secrétaire général de l’Observatoire marocain contre la normalisation, concernant une précédente déclaration de Kaabia sur le site marocain « Hespress ».

Kaabia avait décrit en octobre 2023 les Marocains comme « non humains » (c’est-à-dire des animaux) en raison de leur solidarité avec le peuple palestinien et sa résistance après le déclenchement de l’opération “Déluge d’Al-Aqsa” en octobre 2023, en réponse aux atteintes et provocations sionistes contre les Palestiniens et la sainte mosquée d’Al-Aqsa.

Dans son récent communiqué, Kaabia a réitéré ses propos de manière directe, qualifiant les Marocains de « animaux » pour leur soutien à ce qu’il appelle le « terrorisme palestinien », que les Marocains et les défenseurs de la cause palestinienne considèrent comme une résistance légitime.

Ancien porte-parole adjoint pour les médias arabes au ministère sioniste des Affaires étrangères, Kaabia a succédé à la tête du bureau de liaison sioniste au Maroc à la place de David Govrin, suite à un scandale lié à des affaires d’atteintes aux mœurs, après que des femmes marocaines l’ont accusé de harcèlement et d’agressions.

Govrin a dû quitter précipitamment et secrètement ses fonctions à Rabat de crainte d’une réaction violente de la population marocaine, qui réclamait déjà la fermeture de ce bureau de honte.

Kaabia a depuis supprimé son communiqué posté sur les réseaux sociaux et verrouillé son compte Facebook. Mais l’Observatoire marocain contre la normalisation a reporté sur sa page sur Facebook des captures des propos haineux du diplomate sioniste ainsi que l’intégralité de son communiqué.

« Ce qui est très frappant dans la déclaration du terroriste sioniste “Kaabia”, c’est que, ayant voulu falsifier la véracité de sa déclaration il y a 15 mois, il a réaffirmé que les Marocains sont des “animaux”, et cette fois directement !!!», a commenté Aziz Hennaoui, SG du l’Observatoire marocain contre la normalisation.

Kaabia a insulté les Marocains parce qu’ils soutiennent, selon lui ainsi que la version sioniste falsifiée des faits, « le terrorisme palestinien », qui, « pour les Marocains, les peuples libres arabes et musulmans et tous les peuples libres du monde, est une résistance légitime et conforme à toutes les conventions internationales qui ont condamné le génocide et les crimes de nettoyage ethnique. Et les institutions judiciaires internationales considéraient les chefs de cette entité terroriste comme des criminels de guerre!».

Cette déclaration intervient dans un contexte de mobilisation populaire marocaine contre les crimes de guerre et le génocide perpétrés contre le peuple palestinien, ainsi qu’après la signature d’un accord de cessez-le-feu entre le Hamas et l’entité sioniste. L’Observatoire marocain contre la normalisation a dénoncé cette déclaration comme une preuve supplémentaire de l’hostilité sioniste envers le peuple marocain et une preuve de plus du caractère ségrégationniste et raciste systémique de cette entité.

Les déclarations de Kaabia sont une suite logique du langage inhumain et d’apartheid adopté sans vergogne par les dirigeants de l’entité sioniste. En octobre 2023, le ministre sioniste de la Défense Yoav Gallant avait appelé à priver le peuple palestinien d’électricité, de nourriture, d’eau et de carburant alors que les forces sionistes intensifient leurs bombardements sur Gaza.

« Nous combattons des animaux humains et nous agissons en conséquence », avait déclaré Gallant, sans que ces propos ne suscitent d’indignations internationales.

« La déclaration du terroriste « Kaabia » est un nouvel indicateur… plutôt une preuve documentée… de la mentalité des Sionistes et du « Bureau de Liaison » qui les représente à Rabat envers le peuple marocain comme : des animaux ! Question : Que dit l’État marocain ? Que dit Bourita ?? Que disent les serviteurs de la normalisation au Maroc ???», s’est exclamé Aziz Hennaoui.

Les affirmations de ce dernier sont également une référence à peine voilée d’un paradoxe criard : alors que les faux procès contre les opposants à la normalisation et les activistes appelant au boycott des produits des entreprises qui soutiennent les génocides sionistes à Ghaza sont devenu quotidiens, sur fond d’accentuation de la répression policière contre les rassemblements anti-normalisation et en solidarité avec la Palestine, les agents de la normalisation ne sont nullement inquiétés par la justice ou les autorités même lorsqu’ils insultent publiquement les Marocains.

Kaabia a également intensifié son attaque contre Aziz Hennaoui, le qualifiant de « terroriste ». L’Observatoire a appelé les autorités marocaines à considérer cette déclaration « comme une violation de la souveraineté et de la sécurité nationale du Maroc ».

« La déclaration de l’officier terroriste sioniste “Kaabia” … et le fait qu’il soulève la question de la sécurité et de la menace terroriste dans sa description d’un citoyen marocain… constitue une ingérence très dangereuse dans les affaires marocaines et dans les relations de l’État avec ses citoyens, et s’inscrit dans le cadre des précédentes menaces proférées par les officiers de l’armée de guerre sioniste et les agents du Mossad aux militants et responsables des mouvements soutenant au peuple palestinien et s’opposant aux complots d’infiltration sionistes au Maroc », s’est indigné Hennaoui.

La Maroc a signé en décembre 2020 les accords d’Abraham de normalisation des relations officielles avec l’entité sioniste. Une décision prise par le roi Mohammed VI, unilatéralement, sans consulter le parlement ni le peuple marocain à travers un référendum.

Une récente enquête d’opinion menée par le Baromètre arabe, une institution panarabe et non gouvernementale de sondage et d’études sur les tendances dans le monde arabe, a révélé un fossé béant entre le régime du makhzen et le sentiment public des marocains à l’égard de la normalisation.

Les Marocains, toutes classes et régions confondues, sont plus susceptibles de considérer que la normalisation de leur pays avec une entité qui terrorise, extermine et massacre les Palestiniens à Ghaza et provoque une dangereuse escalade au Moyen-Orient, comme une honte et une complaisance avec les crimes contre l’humanité à l’égard des Palestiniens.

L’opinion publique marocaine sur la normalisation avec l’entité sioniste est la pire depuis 2023, traduisant l’approfondissement de la colère populaire contre le rapprochement du régime du Makhzen avec Tel-Aviv.

Selon le sondage du Baromètre arabe, le soutien à la normalisation au Maroc a chuté de 31 % en 2021 à seulement 13 % en 2023 et 2024, tandis que le nombre de Marocains favorables à la solution à deux États a doublé, augmentant de 7 % par rapport aux sondages précédents en 2021 et 2022.

Une enquête qui montre un engagement clair des Marocains en faveur de la résistance palestinienne dans son combat pour la création d’un État palestinien indépendant.

Alors que des manifestations de solidarité avec la Palestine et contre la normalisation sont organisées quasi-quotidiennement à travers le pays, la fronde s’est propagée également sur les campus universitaires au royaume.

Les protestations ont pris diverses formes, notamment des manifestations et des sit-in au sein des universités, la publication de déclarations, de pétitions et d’appels envoyés aux administrations universitaires, ainsi que la mise en lumière de cette revendication lors de conférences et de rencontres intellectuelles organisées par les étudiants.

Des manifestations et des sit-in massifs ont été organisés dans plusieurs villes universitaires telles que Casablanca (ouest), Tétouan et Fès (nord), en soutien à Ghaza face à l’agression sioniste.

Lors de ces manifestations et sit-in, la demande d’arrêt de la normalisation avec l’entité sioniste, en particulier dans le domaine académique, a été constamment présente. De plus, les organisations étudiantes des universités ont organisé plusieurs conférences et rencontres intellectuelles axées sur la demande d’arrêt de la normalisation.

Al24News

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