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Les publications des journalistes palestiniens ciblées par des cyberattaques sionistes

L’occupant sioniste, en parallèle à son agression barbare à Ghaza depuis le 7 octobre 2023, mène une guerre électronique féroce contre le contenu palestinien sur les réseaux sociaux, notamment les publications des journalistes et blogueurs dénonçant ses crimes odieux contre le peuple palestinien.

L’entité sioniste incite les propriétaires des plateformes de réseaux sociaux à supprimer toute publication liée à la guerre à Ghaza, ainsi que tout contenu médiatique publié par des journalistes palestiniens sur cette agression.

Cela inclut également la fermeture de leurs pages, la restriction de leur accès et leur suppression de l’espace virtuel.

Les contenus des sympathisants de la cause palestinienne à l’étranger sont également censurés. La journaliste palestinienne, Roba Al Ajrami, correspondante de la chaîne turque « TRT » a déclaré à l’APS, qu’il existe « une attaque évidente et systématique de l’entité sioniste contre tout contenu écrit publié par les Palestiniens ou ceux qui soutiennent la cause palestinienne », même si c es publications sont purement informatives, sans parti pris ni opinion.

Elle a souligné que plusieurs pages d’information palestiniennes sur les réseaux sociaux ont été supprimées.

« Les réseaux sociaux, en raison des relations de leurs fondateurs avec l’occupant sioniste, imposent des politiques restrictives au contenu palestinien, d’autant plus que certains termes utilisés par les Palestiniens sont interdits », a souligné Mme Al Ajrami, précisant que « cet état de fait a manifestement impacté la transmission fidèle des faits au monde via ces espaces virtuels ».

Les Palestiniens avaient l’habitude de se tourner vers les réseaux sociaux, considérés comme étant un espace libre et ouvert, car ils estiment que les politiques éditoriales des grandes chaines internationales pourraient empêcher la vérité de parvenir au monde entier dans tous ses détails, sur ce qui se passe en Palestine et dans les territoires occupés », a-t-elle dit.

Cependant, poursuit-t-elle, « les Palestiniens se heurtent désormais à des politiques restrictives adoptées par l’administration de ces plateforme qui suppriment les comptes, limitent l’accès à certaines informations et déforment la vérité que les Palestiniens tentent de transmettre depuis les territoires palestiniens ».

De son côté, le photojournaliste, Hassan Aslih, qui compte plusieurs pages d’information via les réseaux sociaux a indiqué que « ses publications ont été supprimées et restreintes à plusieurs reprises avant et pendant la guerre », précisant que « des photos de martyrs et des massacres, ainsi que des publications en relation avec la guerre sioniste barbare contre la bande de Ghaza ont été supprimées de ses pages ».

Il s’agit également, poursuit M. Aslih, « de la restriction de l’accès à la page, bien qu’elle compte un grand nombre d’abonnés. A titre d’exemple, une page suivie par un million de personnes voit son contenu relatif à la guerre sans écho et invisible pour ses abonnés ». « Cela fait partie de la restriction d’accès à l’information ou à l’actualité, d’autant que des pages entières ont été supprimées ou fermées et empêchées de publication », a-t-il déploré.

Le directeur du Forum des journalistes palestiniens, Mohamed Yassine, a fait savoir que le blocage des pages médiatiques palestiniennes « fait partie de la connivence des administrations des réseaux sociaux avec l’occupation sioniste, qui ont conclu précédemment des accords visant à bannir le contenu palestinien », soulignant que toutes ces violations commises visent à « empêcher la divulgation des crimes de l’occupation contre les civils innocents à Ghaza ».

Le Forum « a lancé une vaste campagne pour contrer ces restrictions et harcèlements, mais n’a pas obtenu de réponse de la part des administrations des réseaux sociaux », a-t-il fait savoir, exprimant l’espoir que « des pressions soit exercées pour mettre fin à ces pratiques de restriction du contenu palestinien ».

« Plus grave encore, ces restrictions auxquelles fait face le journaliste palestinien n’affectent pas le contenu diffusé par des comptes sionistes qui incitent ouvertement à la violence et au meurtre contre les Palestiniens », a-t-il déploré, ajoutant que cela reflète une politique discriminatoire flagrante de la part des administrations des réseaux sociaux qui doivent désormais respecter les droits humains, les lois internationaux et les chartes humanitaires garantissant la liberté d’expression et le libre exercice du métier de journaliste

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