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Les hôpitaux de Ghaza sont devenus un « piège mortel » pour les Palestiniens

Les hôpitaux de la bande de Ghaza sont devenus  un « piège mortel » pour les Palestiniens, a indiqué le chef des droits de  l’homme de l’ONU, Volker Türk, relevant que dans certaines circonstances,  la destruction délibérée d’installations de soins de santé peut  s’apparenter à une forme de punition collective, qui constituerait  également « un crime de guerre ».

« Comme si les bombardements incessants et la situation humanitaire  désastreuse à Ghaza ne suffisaient pas, le seul sanctuaire où les  Palestiniens auraient dû se sentir en sécurité est en fait devenu un piège  mortel », a déploré, mardi, dans un communiqué, Volker Türk,  Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.

Selon un nouveau rapport du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de  l’homme (HCDH), les attaques sionistes systématiques contre les hôpitaux de  Ghaza soulèvent de graves préoccupations quant aux crimes graves au regard  du droit international. Le rapport affirme, à ce titre, que le système de santé de Ghaza est « au  bord de l’effondrement total » à cause de ces attaques incessantes depuis le  début de la guerre en octobre 2023.

Le document décrit en détail la destruction du système de santé à Ghaza et  l’ampleur des meurtres de patients, de personnel et d’autres civils lors de  ces attaques, « au mépris flagrant du droit international humanitaire et des  droits de l’homme ».  Au cours de la période couverte par le rapport, il y a eu au moins 136  frappes sur au moins 27 hôpitaux et 12 autres installations médicales,  faisant de nombreuses victimes parmi les médecins, les infirmières, et  d’autres civils, et causant des dommages importants, voire la destruction  complète des infrastructures civiles.

Le rapport constate que les opérations menées par l’armée sioniste à  l’intérieur et autour des hôpitaux, ainsi que les combats qui y sont  associés, ont des conséquences qui vont bien au-delà des structures  physiques. De nombreux blessés sont décédés alors qu’ils attendaient d’être  hospitalisés ou soignés.

Selon le ministère palestinien de la Santé, à la fin du mois de juin 2024,  plus de 500 professionnels de la santé avaient été tués à Ghaza depuis le 7  octobre 2023. L’effroyable destruction causée par les attaques de l’armée  sioniste contre l’hôpital Kamal Adwan vendredi dernier – qui a laissé la  population du nord de Ghaza presque sans accès à des soins de santé  adéquats – reflète le modèle d’attaques document é dans le rapport.

Le personnel et les patients ont été contraints de fuir ou ont été placés  en détention, et de nombreux cas de torture et de mauvais traitements ont  été signalés. Le directeur de l’hôpital a été placé en détention et  personne ne sait ce qu’il est advenu de lui et où il se trouve.             Le chef des droits de l’homme de l’ONU rappelle, dans ce contexte, que « la  protection des hôpitaux en temps de guerre est primordiale et doit être  respectée par toutes les parties, à tout moment ».

(APS)  

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