Les effets du changement climatique ont atteint des niveaux alarmants en 2024

Les effets du changement climatique induit par l’activité humaine ont atteint des niveaux alarmants en 2024, selon un nouveau rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), publié mercredi.
La Secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, a indiqué que les conclusions du rapport sont un « signal d’alarme », face à l’augmentation des risques mortels qui pèsent sur les vies humaines, les économies et la planète.
« L’OMM et la communauté internationale redoublent d’efforts pour renforcer les systèmes d’alerte précoce et les services climatologiques afin d’aider les décideurs et la société dans son ensemble à mieux résister aux phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes. Nous progressons, mais nous devons aller plus loin et plus vite », a-t-elle affirmé.
Le dernier rapport sur l’état du climat mondial relève que 2024 sera l’année la plus chaude depuis le début des relevés, il y a 175 ans, avec une température moyenne mondiale de 1,55 C au-dessus des niveaux préindustriels, dépassant pour la première fois le seuil critique de réchauffement de 1,5 C.
Malgré ces tendance s alarmantes, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré que les objectifs de l’Accord de Paris sont encore réalisables, appelant les dirigeants mondiaux à intensifier leurs efforts en réponse « à la crise qui s’aggrave ».
« Notre planète émet de plus en plus de signaux de détresse, mais ce rapport montre qu’il est encore possible de limiter l’augmentation de la température mondiale à long terme à 1,5 degré Celsius », a-t-il averti. De nombreux indicateurs climatiques ont également établi de nouveaux records. Les concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère n’ont jamais été aussi élevées depuis 800.000 ans et les océans continuent de se réchauffer à un rythme sans précédent.
Les glaciers et la glace de mer fondent rapidement, contribuant à l’élévation du niveau des mers qui menace les écosystèmes côtiers et les infrastructures du monde entier.
En outre, les cyclones tropicaux, les inondations, les sécheresses et d’autres risques ont entraîné l’année dernière le plus grand nombre de nouveaux déplacements enregistrés en 16 ans, contribuant à l’aggravation des crises alimentaires et alimentant des pertes économiques massives. Le rapport explique que les températures mondiales record de 2023 et 2024 sont principalement dues à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, amplifiée par le passage de La Nina à El Nino. Parmi les autres facteurs susceptibles d’avoir contribué à ce phénomène figurent les variations du cycle solaire, l’activité volcanique et les changements dans la circulation océanique.
La publication de ce document s’inscrit dans la perspective de la Journée mondiale des glaciers (21 mars), de la Journée mondiale de l’eau (22 mars) et de la Journée météorologique mondiale (23 mars).
(APS)




