Les détenus palestiniens libérés des prisons sionistes souffrent de complications de santé

La plupart des détenus palestiniens libérés des prisons sionistes souffrent de complications de santé, notamment de maladies chroniques nécessitant un suivi médical, selon une organisation.
Dans un communiqué publié mardi soir, la Société des prisonniers palestiniens (PPS) a souligné que la gale était l’une des maladies les plus répandues chez les détenus libérés, avec des effets visibles sur leur corps.
Les autorités sionistes ont libéré mardi quinze détenus de diverses prisons, dont des détenus administratifs et le détenu Mohammad Fawzi Yadak, de Naplouse, qui a passé 20 ans dans les geôles sionistes.
Par ailleurs, l’enfant Eyad Ashraf Ed’eis (15 ans) du camp de réfugiés de Shu’fat à El Qods occupée a été libéré mardi après sept mois de détention.
Il a été placé en résidence surveillée, équipé d’un bracelet électronique et interdit de séjour dans son domicile familial.
Ed’eis a été libéré alors qu’il était en très mauvaise santé en raison de la gale, qui s’est propagée parmi des centaines de détenus dans plusieurs prisons.
La PPS a ajouté que l’administration pénitentiaire de l’occupation utilise la gale comme « un outil pour torturer et maltraiter les détenus, transformant le droit au traitement médical en un moyen d’abus depuis plusieurs décennies ».
Les corps des détenus libérés présentaient également, d’après l’ONG, « des changements fondamentaux en raison des crimes systématiques commis par les autorités d’occupation à leur encontre, en particulier les crimes médicaux et le crime de famine, en plus du crime fondamental de torture ».
De son côté, la Commission des affaires des détenus et des ex-détenus a déclaré mercredi, à la suite d’une visite effectuée, il y a deux jours, par son avocat à une prison sioniste où étaient détenus des Palestiniens, que « les prisonniers vivent dans des conditions tragiques et une réalité douloureuse en raison des politiques fascistes et racistes adoptées par l’administration pénitentiaire ».
La Commission a noté que parmi les méthodes utilisées par l’administration, figurent « les coups, les insultes, les effractions dans les chambres et les sections, qui sont devenues monnaie courante ».
Elle a rapporté que « la nourriture qui leur est fournie reste pauvre en quantité et en qualité », et noté « une grave pénurie de vêtements et de couvertures, et rien n’indique que les conditions météorologiques soient prises en compte avec l’arrivée de l’hiver ».
« De plus, les maladies de peau se propagent, les matériaux de nettoyage et de désinfection sont absents, la politique d’isolement du monde extérieur se poursuit et il existe des restrictions et des obstacles à la communication au sein des chambres et des sections », selon la commission.
Il est à noter que malgré ces libérations, l’occupation poursuit ses campagnes quotidiennes d’enlèvements, accompagnées de violations graves.
Depuis le 7 octobre 2023, le nombre d’enlèvements en Cisjordanie occupée a atteint plus de 11 300 cas, en plus des milliers de citoyens (au moins 5 000) enlevés dans la bande de Ghaza, selon les autorités palestiniennes.




