Les combats au Soudan ont affecté plusieurs pays d’Afrique centrale

Les combats au Soudan ont eu « des conséquences humanitaires dévastatrices » au Tchad et en République
centrafricaine (RCA), a déclaré le principal envoyé des Nations Unies pour l’Afrique centrale, Abdou Abarry.
« Le Tchad et la RCA ont respectivement accueilli 100.000 et 10.000 réfugiés soudanais », a rappelé Abdou Abarry, représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies et chef du bureau régional de l’ONU pour l’Afrique centrale.
« Je voudrais saluer la générosité et la solidarité extraordinaires dont les deux pays ont fait preuve », a-t-il ajouté.
Il a signalé que le Tchad avait besoin d’environ 130 millions de dollars pour accueillir les 100.000 réfugiés soudanais au cours des six prochains mois.
« Une résolution rapide et pacifique du conflit au Soudan est nécessaire afin d’éviter des conséquences désastreuses pour ce pays et tous les autres du bassin du lac Tchad », a recommandé M. Abarry devant le Conseil de sécurité.
Les opérations militaires conjointes récemment menées par le Tchad et la RCA à leur frontière commune témoignent de leur volonté de renforcer la coopération bilatérale et de relever les défis en matière de sécurité.
M. Abarry a encouragé les deux pays à tirer le meilleur parti des mécanismes de coopération bilatérale, « car la situation dans le bassin du lac Tchad et au Sahel a montré qu’une réponse purement militaire serait insuffisante pour s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité ».
« Des mesures politiques et socio-économiques sont également nécessaires.
En leur absence, les groupes armés continueront à instrumentaliser les conflits intercommunautaires », a-t-il averti.
« La situation sécuritaire dans la sous-région d’Afrique centrale a été caractérisée par une augmentation des incidents de piraterie maritime dans le golfe de Guinée. Cela souligne la nécessité de renforcer la coopération interrégionale », a relevé, par ailleurs, M. Abarry.
M. Abarry a, en outre, estimé que les mois à venir constitueraient un tournant pour l’Afrique centrale, où des processus politiques et électoraux cruciaux devraient avoir lieu d’ici la fin de l’année.
APS




