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Les Algériens célèbrent la fête de la Aïd El-Adha dans la piété et la fraternité

Les Algériens, à l’instar des peuples musulmans,  ont célébré, vendredi, l’Aïd El-Adha, dans une ambiance de piété, de  fraternité et de solidarité, perpétuant le rite du sacrifice de Sidna  Ibrahim El Khalil (allayhi essalam).

Dès les premières heures du matin, les takbirs et les tahlils commençaient  à résonner et les fidèles, parés pour la plupart de blanc, affluaient vers  les mosquées, s’alignant avec piété et humilité pour accomplir la prière de  l’Aïd El Adha.

Dans leurs prêches, les imams ont mis l’accent sur les valeurs de  compassion et de solidarité sociale qui doivent empreindre cette fête  religieuse, appelant les croyants à promouvoir la tolérance et l’entraide,  à transcender les différends et les querelles afin de répandre la joie et  la sérénité en ce jour béni.

La cause palestinienne n’a pas été absente du prêche de l’Aïd. Ce jour est  aussi une occasion pour avoir une pensée particulière aux enfants, aux  orphelins, aux veuves et aux blessés en Palestine, qui passent un autre  Aïd, un de trop comme tous ceux qui l’ont précédés, sous le joug de  l’agression sioniste contre Ghaza et les  autres territoires occupés. Les imams ont prié pour les frères et sœurs palestiniens résistants et  héroïques, implorant Dieu de soulager leur souffrance et de leur accorder  la victoire sur les oppresseurs.

Après la prière, les fidèles se sont empressés de rejoindre leurs  domiciles que l' »impérissable » chanson religieuse « Ibrahim el khalil » de  Abdelkrim Dali diffusée à la télévision, a déjà mis dans l’ambiance de la  fête.  Dans les rues et les ruelles, les scènes de joie et de compassion ont  empli les lieux. On échange les vœux et les pardons avant de procéder au  rituel de l’abattage des animaux de sacrifice.

Voisins et proches s’entraident et partagent la viande du sacrifice avec  les personnes dans le besoin. Cela reflète la profondeur des liens sociaux  et l’attachement des Algériens aux valeurs de leur religion.

Les familles tiennent également à célébrer l’événement conformément aux  traditions profondément ancrées dans la société, transmises de génération  en génération afin de préserver le patrimoine culturel et social  cher aux aïeux. Elles se réunissent dans un moment de convivialité pour préparer des plats  populaires et typiques, tels que la « douara », le « couscous », le  « Bouzellouf », ou tout simplement se retrouver autour d’un succulent « chwa »  (grillade).

Ainsi, les maisons  se transforment en espaces propices à  l’accueil et aux réunions pour maintenir les liens du sang et du cœur avec  les proches, familles ou amis. De leur côté, les enfants perpétuent leurs « propres rituels » partageant  généreusement la joie, arborant leurs plus beaux habits et exhibant le  henné imprimé sur leurs mains.

Ils ont animé et égayer les rues par leurs rires et jeux populaires, se  déplaçant entre les maisons de voisins et de proches pour échanger les  vœux.  Ces gestes qui conjuguent religion, joie et innocence, constituent certes  un moment festif, mais aussi des notions éducatives par lesquelles les  parents cherchent à inculquer à leur progéniture les valeurs de l’islam, la  symbolique du sacrifice et la notion du partage. Ils reflètent surtout  l’authenticité et la cohésion de la société.

(APS)  

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