« L’échec » de la guerre contre la drogue fustigé par les présidents colombien et mexicain

Les présidents du Mexique et de la Colombie ont fustigé samedi « l’échec » de la guerre contre le trafic de drogue, et ont demandé aux pays occidentaux une approche moins axée sur la répression.
La Colombie et le Mexique sont « les plus grandes victimes » de cette guerre, ont affirmé les présidents colombien Gustavo Petro et mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador lors d’un sommet à Cali, dans le sud-ouest de la Colombie, consacré au problème de la drogue.
« La politique appelée guerre contre les drogues a échoué. Elle ne sert à rien », a affirmé M. Petro, en soulignant que la répression ne contribue qu’à enrichir les mafias et à aggraver la violence, sans attaquer les problèmes de fond que sont la consommation dans les pays riches et la pauvreté en Amérique latine dont profitent les narcotrafiquants.
Lors de ce sommet, qui a réuni les représentants d’une vingtaine de pays d’Amérique latine et des Caraïbes, M. Lopez Obrador a également appelé à « s’attaquer aux causes » pour lesquelles des jeunes rejoignent les cartels du narcotrafic, comme le chômage, les faibles rémunérations et le mauvais accès à l’éducation.
Le président mexicain a appelé à « ne pas penser seulement à des mesures coercitives ». « Nous devons mettre en avant le fait que la paix est le fruit de la justice », a-t-il dit.
La Colombie est le premier producteur mondial de cocaïne, et les Etats-Unis le premier consommateur. Selon l’ONU, les cultures de coca occupaient 204.000 hectares en Colombie en 2021, soit 43% de plus que l’année précédente.
Agences



