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Le Tchad dit avoir contrecarré une tentative de « déstabilisation »

Le gouvernement du Tchad a déclaré que les forces de sécurité ont déjoué mercredi soir une tentative de déstabilisation du pays, alors que des salves de coups de feu ont été entendus près du palais présidentiel dans la capitale N’Djamena avant que l’armée ne bloque les rues environnantes, d’après plusieurs médias.

Dans une vidéo filmée depuis les bureaux présidentiels et diffusée sur le réseau social Facebook, le porte-parole du gouvernement tchadien a assuré que la situation était complètement sous contrôle.

« C’était un petit incident (…) Tout est calme », ​​a dit Abderaman Koulamallah, muni d’une arme et entouré de soldats équipés de fusils d’assaut. « Cette tentative de déstabilisation a été déjouée », a-t-il ajouté.

L’incident est survenu alors que le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, effectuait une visite dans le pays d’Afrique de l’Ouest dans le cadre de la tournée régionale organisée chaque année par Pékin.

Plus tard, dans une interview de suivi à la télévision nationale, le porte-parole du gouvernement, Abderaman Koulamallah, a déclaré qu’un groupe de 24 assaillants portant des couteaux et des machettes se sont dirigés vers la présidence dans un ou deux véhicules qui semblent être tombés en panne à l’entrée.

Il a déclaré qu’ils étaient descendus de leur véhicule et avaient poignardé les quatre gardes présidentiels qui gardaient l’entrée, tuant l’un d’eux et en blessant deux autres, selon les propos rapportés par Reuters.

Le groupe a ensuite progressé sur une courte distance dans la présidence avant que les gardes n’ouvrent le feu, tuant 18 personnes et arrêtant les six survivants, a déclaré Koulamallah. Il a déclaré que le procureur fournirait plus de détails jeudi, mais qu’il ne s’agissait « probablement pas » d’un acte terroriste.

« Ce sont des gens qui venaient d’un certain quartier de N’Djamena que je ne nommerai pas. Ils n’avaient pas d’armes de guerre, leur tentative était désorganisée et complètement incompréhensible », a-t-il expliqué.

Jeudi matin, la vie quotidienne a repris son cours à N’Djamena. Aucun coup de feu n’a été signalé dans la nuit, même si certains habitants ont affirmé que l’armée bloquait toujours l’accès aux quartiers autour de la présidence, a constaté Reuters.

Beaucoup d’observateur n’ont pas hésité à établir le lien avec cet incident et le fait qu’il intervient seulement quelques jours après les propos controversés et méprisants de président français Macron, suite au retrait des forces françaises des pays africains.

N’Djamena a mis fin en novembre dernier au pacte de coopération de défense avec la France, qui a commencé début décembre le retrait de ses troupes du Tchad.

Le gouvernement tchadien a exprimé sa « vive préoccupation suite aux propos tenus récemment par le Président de la République française, Emmanuel Macron, qui reflètent une attitude méprisante à l’égard de l’Afrique et des Africains », indique un communiqué du ministre tchadien des Affaires étrangères Abderaman Koulamallah lu à la télévision d’Etat lundi soir.

Koulamallah a indiqué que « les dirigeants français doivent apprendre à respecter le peuple africain ».  Dans son communiqué, Koulamallah a souligné notamment le « rôle déterminant » de l’Afrique et du Tchad dans la libération de la France lors des deux guerres mondiales que « la France n’a jamais véritablement reconnu » ainsi que « les sacrifices consentis par les soldats africains ».

(Agences)

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