International

Le SG de l’ONU exhorte le Guatemala à respecter la volonté des électeurs

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a fait part samedi de sa « grande inquiétude »
concernant les élections au Guatemala et a appelé le pays d’Amérique centrale à respecter la volonté des électeurs dans le cadre d’un scrutin libre et équitable.

Les électeurs guatémaltèques se rendent aux urnes le 20 août pour un second tour de l’élection présidentielle qui devrait faire basculer le pays à gauche, déstabilisant ainsi les tenants du pouvoir de droite.

Une brève déclaration au nom de Guterres a appelé « les autorités guatémaltèques à respecter les droits de l’homme de sa population, y compris le droit de voter lors de véritables élections régulières qui garantissent la libre expression de la volonté des électeurs ».

Les électeurs « doivent être protégés contre toute forme de coercition et contre toute ingérence illégale ou arbitraire dans le processus de vote », a-t-il souligné.

Lors du premier tour des élections en juin, les Guatémaltèques ont envoyé deux candidats de sensibilité sociale-démocrate au second tour, ce qui offrira ainsi au Guatemala son premier dirigeant de gauche en plus d’une décennie.

Depuis lors, un procureur a cherché à suspendre le parti de l’un des candidats, Bernardo Arevalo, et le parquet a perquisitionné vendredi le siège de sa formation, prétendument à la recherche de documents montrant des irrégularités.

L’arrivée surprise de M. Arevalo au second tour a ébranlé les partis de droite et a conduit à des efforts pour saborder le processus électoral.

Les procureurs ont envoyé à deux reprises des agents pour perquisitionner le Tribunal suprême électoral (TSE), ce qui a incité la plus haute juridiction du pays à émettre une injonction pour protéger le vote.

Les Etats membres de l’ONU « ont la responsabilité de garantir des élections transparentes, libres et équitables, sans intimidation ni coercition », a mis en avant M. Guterres.

Arevalo, fils d’un ancien président réformateur, a terminé deuxième derrière Sandra Torres, une ex-Première dame qui dirige un parti social-démocrate.

Les démarches visant à disqualifier le parti Semilla de M. Arevalo ont été sévèrement critiquées par les Nations unies, les Etats-Unis et l’Union européenne.

APS

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