Le RN de Marine Le Pen visé par de nouveaux soupçons de détournements au Parlement européen

Le groupe Identité et démocratie (ID), dont faisait partie le Rassemblement national (RN) lors de la précédente mandature au Parlement européen, est accusé de dépenses irrégulières pour un montant d’au moins 4,33 millions d’euros, rapporte jeudi Le Monde.
Le quotidien français cite à ce sujet un rapport de la direction générale des finances du Parlement européen, obtenu en collaboration avec le magazine allemand Die Zeit et l’hebdomadaire autrichien Falter. L’affaire porte sur les crédits que le Parlement alloue chaque année aux groupes politiques et dont l’utilisation est strictement encadrée.
Selon la direction générale des finances du Parlement de Strasbourg, ID a enfreint les règles « en multipliant les donations à des associations sans rapport avec ses activités de groupe politique ou avec les missions parlementaires, pour un total de plus de 700.000 euros en cinq ans », indique Le Monde.
« Le rapport épingle, par ailleurs, les contrats conclus par le groupe d’extrême droite avec quatre prestataires privés sollicités pour sous-traiter sa communication », ajoute le quotidien, indiquant que plus de 3,6 millions d’euros de factures seraient entachées d’irrégularités.
Marine Le Pen, cheffe de file du RN et figure de proue de l’extrême droite française, s’est vu interdire de se présenter à des élections politiques pendant cinq ans après avoir été reconnue coupable de détournement de fonds de l’Union européenne, dans une décision politiquement explosive qui a brisé ses espoirs de se présenter à la présidentielle en 2027.
Un tribunal parisien a également condamné Le Pen à quatre ans de prison dont deux avec sursis, à purger en résidence surveillée, et à une amende de 100 000 euros. Son parti, le Rassemblement national (RN), a été condamné à payer 2 millions d’euros d’amende pour les 4,1 millions d’euros qu’il était accusé d’avoir détournés.
(Agences)




