Le président de la Commission de l’UA insiste sur le principe des « solutions africaines aux problèmes africains »

Le président de la Commission de l’Union africaine , Mahmoud Ali Youssouf, a insisté, samedi à Addis-Abeba, sur la nécessité de consacrer le principe des « solutions africaines aux problèmes africains », prévenant qu’il ne s’agit plus d’un simple slogan politique, mais d’un impératif imposé par les crises transfrontalières.
Dans son allocution à l’ouverture des travaux de la 39e session ordinaire du Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf a mis en avant l’importance de ce sommet, consacré à la sécurité hydrique et aux systèmes d’assainissement, en tant que « ressources vitales pour les peuples africains et leurs économies », mais aussi un « bien commun qui doit constituer un facteur de paix et de rapprochement ».
Il a aussi passé en revue les priorités à l’ordre du jour de ce sommet, qui se tient dans un « contexte géopolitique tendu, marqué notamment par des foyers de tension au Sahel, dans la Corne de l’Afrique et dans certaines parties de l’Afrique centrale, avec la persistance des menaces de groupes terroristes et la montée des conflits internes ».
Pointant les « grandes difficultés auxquelles se heurtent aujourd’hui les efforts visant à faire taire les armes sur le continent », Mahmoud Ali Youssouf s’est notamment inquiété de la « fragilité politique et institutionnelle » dans certains pays africains, dans un contexte où « les conflits ouverts ou latents se muent en crises chroniques et où les changements anticonstitutionnels refont surface ».
Le dérèglement de l’ordre international a sans aucun doute un impact considérable sur les affaires du continent, a-t-il souligné, mettant en garde contre le danger des ingérences extérieures dans les affaires africaines, au moment où le multilatéralisme est malmené, avec l’émergence des logiques unilatérales et protectionnistes sur la scène internationale.
Il a, à cet égard, insisté sur la nécessité pour l’Afrique de renforcer sa position en accélérant les programmes d’intégration politique et économique, appelant les institutions africaines à « redoubler d’efforts » et à « faire preuve de davantage de détermination ».
Le président de la Commission de l’UA a, par ailleurs, insisté sur l’impératif de mettre fin au génocide commis contre le peuple palestinien.
« La souffrance des Palestiniens doit interpeller nos consciences. Il faut mettre fin à ce génocide », a-t-il lancé.
Placée sous le thème « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », la 39e session ordinaire du Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine a débuté, plus tôt dans la journée, avec la participation du Premier ministre, Sifi Ghrieb, en sa qualité de représentant du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Ce Sommet enregistre également la participation du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, du Premier ministre palestinien, Mohammad Mustafa, en sa qualité de représentant du président de l’Etat de Palestine, Mahmoud Abbas, ainsi que de la présidente du Conseil des ministres de la République italienne, Mme Giorgia Meloni.




