International

Le Panama donne un mois à des migrants expulsés par les États-Unis pour régulariser leur situation

Le Panama a annoncé vendredi accorder un permis de séjour d’un mois à 112 migrants expulsés des États-Unis afin qu’ils puissent quitter leur centre d’accueil pour tenter de régulariser leur situation.

Sous la pression de l’administration du président américain Donald Trump et sa vaste offensive anti-immigration, le Panama est devenu, avec le Costa Rica, une centre pour accueillir les personnes expulsées avant qu’elles ne soient renvoyées dans leurs pays d’origine ou accueillies par un pays tiers.

« L’objectif est de leur permettre de retourner volontairement et à leurs frais dans leur pays d’origine ou dans un pays tiers disposé à les accueillir« , a indiqué le ministre panaméen de la Sécurité Frank Abrego lors d’une conférence de presse.

« Si au bout de 90 jours, ils n’ont pas quitté le pays, ils seront expulsés ou reconduits à la frontière« , a-t-il mis en garde.

En février, les États-Unis avaient expulsé 299 migrants vers le Panama, y compris des Afghans et des Iraniens.

Si la plupart ont accepté d’être rapatriés ou de se rendre dans un pays tiers, ceux qui ont refusé ont été emmenés dans un centre d’accueil dans la province de Darién, à la frontière avec la Colombie.

Mais les migrants accueillis n’avaient pas le droit de quitter le centre et leurs conditions de détention avaient été dénoncées par plusieurs ONG.

Avec ce permis de séjour, qui pourra être étendu à 90 jours si nécessaire, les 112 migrants concernés auront l’autorisation de quitter leur centre d’accueil pour tenter de régulariser leur situation.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back to top button