Le Pakistan doit rompre avec « l’anarchie » après les élections

Le Pakistan doit rompre avec la politique de l' »anarchie », a déclaré le chef de l’armée pakistanaise samedi, au moment où se poursuit le décompte des sièges remportés aux élections législatives.
« Le peuple du Pakistan ayant placé sa confiance dans la constitution du Pakistan, il incombe désormais à tous les partis politiques d’en faire autant en manifestant de la maturité politique et de l’unité », a déclaré Syed Asim Munir selon un communiqué de l’armée.
« La nation a besoin de mains sûres et dotées d’un pouvoir de guérison pour rompre avec la politique de l’anarchie et de la polarisation », a ajouté le général.
Les déclarations du chef de l’armée pakistanaise interviennent au moment où les partisans de l’ex-Premier ministre emprisonné Imran Khan sont en bonne voie d’arriver en tête des élections législatives mais pourraient
être écartés d’une coalition gouvernementale.
Les candidats indépendants que le parti « Le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI) » d’Imran Khan soutenait, obtiennent au moins 100 sièges (dont 89 loyaux envers M. Khan), selon un décompte en date de samedi matin.
Il devance la Ligue musulmane du Pakistan (PML-N) de Nawaz Sharif, favorite du scrutin, créditée de 71 sièges. Le Parti du peuple pakistanais, de Bilawal Bhutto Zardari, est troisième avec 54 sièges.
Faute de majorité absolue, les trois principaux blocs devront négocier des alliances. La PML-N apparaît la mieux placée pour y parvenir, mais toutes les options restent ouvertes, a-t-on fait savoir.
Le processus électoral au Pakistan a été marqué par une série de violences. Au total, 51 attaques terroristes ont eu lieu dans différentes régions du pays afin de perturber le scrutin organisé jeudi dernier, selon l’armée pakistanaise.
Agences




