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Le mécontentement des Français à l’égard du gouvernement Bayrou atteint un niveau record, selon les sondages

Environ 63% des Français souhaitent la dissolution du Parlement et la tenue de nouvelles élections, selon un sondage Ifop réalisé mercredi pour LCI TV, alors que le Premier ministre François Bayrou lutte pour sauver son gouvernement minoritaire.

Le sondage Ifop a été réalisé en ligne le 26 août auprès de 1 000 personnes.  Le gouvernement minoritaire du Bayrou semble de plus en plus susceptible d’être renversé le mois prochain après que trois principaux partis d’opposition ont déclaré qu’ils ne le soutiendraient pas lors d’un vote de confiance que Bayrou a annoncé pour le 8 septembre, en raison de ses projets de coupes budgétaires radicales.

La satisfaction de l’opinion publique française à l’égard de leur exécutif a fortement chuté, a conclu un autre sondage publié mardi et réalisé par Elabe pour BFMTV.

Plus de sept Français sur dix (72%) souhaitent que le gouvernement de François Bayrou n’obtienne pas une majorité de soutiens à l’Assemblée nationale le 8 septembre, date du vote de confiance annoncé par le premier ministre.

La plupart des sondés considèrent que la chute du gouvernement ne serait «pas problématique pour la situation économique et financière du pays» (22%) ou que cette situation «est déjà très grave (et) ne peut pas être pire» (51%).

Une crise politique qui aggrave les difficultés économiques

L’incertitude politique a touché les actions et les obligations françaises cette semaine.

Le président du Medef, la plus importante organisation patronale en France, Patrick Martin, s’est inquiété mercredi d’un risque accru d’instabilité engendré par la décision de François Bayrou de demander un vote de confiance le 8 septembre et d’une situation politique « désolante » en France qui s’inscrit dans un panorama général déjà « assez préoccupant » pour les entreprises.

Le pari du Premier ministre, même s’il a le mérite « d’appeler un chat un chat » aux yeux du patron des patrons, « surajoute dans l’esprit des entrepreneurs à ce climat d’incertitude qui n’est pas bon pour l’économie », a dit Patrick Martin sur France info.  Il a estimé que « la tonalité » n’était déjà pas « très joyeuse », avec une « croissance atone », un marché de l’emploi « en train de se retourner » et des investissements en berne depuis trois ans.

« Je lance un appel à la responsabilité. Bien sûr, il y a des échéances électorales (…), mais la situation est assez critique », a déclaré le président du Medef, dont l’Université d’été s’ouvre ce mercredi. « On est en train de décrocher » face aux autres pays, a-t-il martelé.

Toute décision de dissoudre le Parlement doit être prise par le président français Emmanuel Macron. L’alternative de Macron à la dissolution du Parlement, si Bayrou perd son vote de confiance, serait d’installer un nouveau gouvernement.

Bayrou a demandé lundi, de manière inattendue, un vote de confiance le 8 septembre sur son plan de réduction de la dette.  Les principaux partis d’opposition du pays ont rapidement fait savoir qu’ils voteraient contre lui et son gouvernement minoritaire.

« Nous avons besoin d’un autre Premier ministre et surtout d’une autre politique », a écrit sur X le député socialiste Boris Vallaud.

Le ministre français des Finances, Eric Lombard, a déclaré que le gouvernement espérait toujours parvenir à un accord de dernière minute avec l’opposition, mais de l’extrême droite à l’extrême gauche, les dirigeants des partis ont clairement indiqué que cela était peu probable.

Jean-Luc Mélenchon, du parti d’extrême gauche La France Insoumise, est allé encore plus loin, affirmant que le président Emmanuel Macron lui-même devrait partir.  « Emmanuel Macron doit partir. Il est responsable de la crise », a écrit Mélenchon sur X.

Macron a convoqué des élections anticipées en juin dernier, affirmant qu’elles apporteraient de la « clarté » – les mêmes termes utilisés par Bayrou lundi pour justifier la tenue d’un vote de confiance. Mais les élections anticipées de 2024 n’ont abouti qu’à un Parlement plus fragmenté, sans aucune clarté.

(Agences)

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