Le Maroc impliqué dans le scandale de corruption au Parlement européen

Il ressort de documents judiciaires obtenus par le quotidien belge Morgen et divers médias internationaux que le Maroc est dans le viseur de la justice selon middleeasteye.
L’eurodéputé, l’Italien Antonio Panzeri, peut-on y lire, est ainsi soupçonné d’être ‘’intervenu politiquement auprès de députés européens en faveur du Maroc, contre paiement’’, ce que savaient sa femme, sa fille et sa compagne, cette dernière ayant même donné des ordres à Panzeri sur la manière de dépenser l’argent obtenu », écrit le quotidien belge Le Soir.
D’après la même source, l’épouse et la fille de Panzeri auraient participé au « transport de cadeaux » qui auraient été offerts par l’ambassadeur marocain en Pologne, Abderrahim Atmoun.
Cette affaire de corruption impliquerait en fait les services secrets étrangers du Maroc, la Direction générale des études et de la documentation (DGED)
« Le couple Panzeri et C. a, par exemple, utilisé la carte de crédit d’une troisième personne, appelée le ‘’géant’’ », poursuit Le Soir. « Ce ‘’géant’’ est probablement l’ambassadeur marocain, même si ce n’est pas mentionné tel quel. »
Panzeri et l’ambassadeur Atmoun « se décrivent comme ‘’bons amis’’ sur les réseaux sociaux, et se retrouvent régulièrement en tant que coprésidents d’un organe d’échanges entre les Parlements européen et marocain », détaille la même source.
En 2013, Panzeri a par ailleurs rendu visite à Atmoun au Maroc, en compagnie de Marc Tarabella, homme politique belge membre du Parti socialiste, et, quelques années plus tard, avec le compagnon d’Éva Kaïlí, rappelle Le Soir, qui estime par ailleurs que cette affaire de corruption impliquerait en fait les services secrets étrangers du Maroc, la Direction générale des études et de la documentation (DGED).
Le journal indique également que deux agents des services du renseignement marocain sont cités dans les documents judiciaires belges. De plus, le compagnon d’Éva Kaïlí, Francesco Giorgi, le tout premier interpellé dans le scandale par la police belge, a reconnu « avoir fait partie d’une organisation utilisée par le Maroc dans le but d’ingérer dans les affaires européennes », selon Le Soir.




