Le MAE palestinien condamne la décision « arbitraire » de l’entité sioniste de révoquer les licences de 37 ONG opérant en Palestine

Le ministère palestinien des Affaires étrangères et des expatriés a condamné mercredi la décision « arbitraire » de l’entité sioniste de révoquer les licences de 37 ONG opérant dans le territoire palestinien occupé, notamment à Ghaza, appelant la communauté internationale à rejeter les nouvelles directives imposées par l’occupant à ces organisations humanitaire, rapporte l’agence WAFA.
Le ministère palestinien a souligné, dans un communiqué, son « rejet des raisons invoquées » par l’entité sioniste pour cette interdiction, notant que ces institutions fournissent un soutien humanitaire, sanitaire et environnemental au peuple palestinien, en particulier dans la bande de Ghaza, à un moment où le peuple est victime de génocide et de famine, que cette entité utilise comme arme de guerre, en plus de l’agression contre les camps de réfugiés en Cisjordanie.
Il a rappelé, à ce titre, que l’entité sioniste n’exerce aucune souveraineté sur le territoire palestinien occupé, y compris à Al-Qods, saluant le travail de ces institutions reconnues aux niveaux national et international, d’autant plus qu’elles « opèrent dans le respect des normes humanitaires établies ».
Le ministère palestinien des Affaires étrangères a qualifié les agissements de l’entité sioniste, puissance occupante illégale, qui entravent le travail de ces institutions, d’ « acte de piraterie, d’intimidation et une violation du droit et des normes internationales, notamment de l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice » relatif aux obligations de l’entité envers les organisations humanitaires.
« Nul n’a le droit d’interrompre leurs services ou d’entraver leur travail », a-t-il insisté. Il a affirmé, dans ce contexte, que l’entité sioniste « ne souhaite aucun témoin de ses crimes, ni aucune institution soutenant le peuple palestinien et empêchant (l’entité sioniste) de mener à bien son projet colonial visant à détruire la vie des Palestiniens, notamment dans les domaines d’intervention de ces organisations en matière d’enfance, de santé, d’éducation, d’eau, de réfugiés et autres questions humanitaires considérées comme étant au cœur de la cause palestinienne ».
La diplomatie palestinienne a appelé la communauté internationale et les Nations unies à « rejeter ces mesures » et à « prendre des sanctions pour contrer ces pratiques, notamment les restrictions imposées au travail des institutions humanitaires, à l’espace des libertés en Palestine et aux actions menées contre la société civile et ses institutions nationales et internationales ».
Elle a également exhorté les pays hôtes de ces organisations à « prendre des mesures dissuasives » à l’encontre de l’entité sioniste pour ses crimes et ses graves violations du droit international et des droits humains.
(APS)




