Le gouvernement géorgien suspend les négociations d’adhésion à l’Union européenne

Le gouvernement géorgien a suspendu les négociations sur l’adhésion du pays à l’Union européenne (UE) et rejette toute subvention budgétaire jusqu’à la fin de 2028, a annoncé jeudi le Premier ministre géorgien Irakli Kobakhidze lors d’une conférence de presse.
Il a déclaré que la Géorgie serait suffisamment préparée économiquement pour ouvrir les négociations d’adhésion à l’UE d’ici 2030.
Selon lui, la question de l’ouverture des négociations d’adhésion à l’UE est utilisée comme un instrument de chantage, comme cela s’est produit dans le cas de l’octroi à la Géorgie du statut de pays aspirant à l’UE.
« Notre objectif est de faire de la Géorgie un membre de l’UE en 2030 et nous ne ménagerons pas nos efforts pour y parvenir. Il est inacceptable pour nous de considérer l’intégration à l’UE comme une faveur que l’Union européenne devrait nous accorder », a noté le Premier ministre.
Kobakhidze a dit que le gouvernement tiendra tous les engagements pris dans le cadre de l’accord d’association avec l’UE « sans aucun soutien financier de la part de l’UE ».
Plus tôt dans la journée de jeudi, le Parlement européen a adopté une autre résolution sévère à l’égard de la Géorgie, déclarant que les élections législatives du 26 octobre étaient « une nouvelle manifestation du déclin démocratique du pays ».
Après l’annonce, jeudi, par le Premier ministre géorgien Irakli Kobakhidzé, du report à fin 2028 de ses velléités d’entamer des négociations pour intégrer l’Union européenne, des dizaines de milliers de manifestants pro-européens se sont aussitôt rassemblés devant le Parlement et le siège du parti Rêve géorgien à Tbilissi, ainsi que dans d’autres villes, brandissant des drapeaux de l’Union européenne et de la Géorgie et bloquant la circulation.
La police antiémeute a tiré gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, ou fait usage de canons à eau, frappant des manifestants et des journalistes devant le Parlement. Des manifestants ont érigé des barricades qu’ils ont enflammées. Après trois heures d’échauffourées, la police a arrêté une quarantaine de personnes. Une nouvelle manifestation est prévue vendredi soir.
Agences




