Le Conseil de sécurité vote pour renouveler le mandat de la mission de paix à Chypre

Le Conseil de sécurité doit voter jeudi, sur un projet de résolution renouvelant le mandat de la Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre (UNFICYP) pour une nouvelle période de six mois, jusqu’au 31 juillet.
Le Royaume-Uni, porte-parole sur Chypre, a fait circuler un premier projet de résolution le 18 janvier et les membres ont tenu deux cycles de négociations les 20 et 24 janvier.
Les négociations sur le projet de résolution semblent s’être déroulées sans heurts, témoignant de l’appui uni du Conseil aux travaux de l’UNFICYP, selon des diplomates.
Il semblerait que les discussions au cours des négociations se soient concentrées sur plusieurs questions, notamment la manière de remédier à l’absence de progrès vers la reprise des pourparlers de paix et la proposition du Secrétaire général de dépêcher un envoyé de l’ONU pour diriger la poursuite de l’engagement dans la recherche d’un terrain d’entente, indique-t-on de même source.
S’ajoutent le déploiement d’une surveillance supplémentaire, la technologie dans la zone tampon (une zone démilitarisée séparant les deux parties de l’île), le regain de tensions en Méditerranée orientale et la liberté de mouvement du personnel de l’UNFICYP.
Le processus politique à Chypre a traditionnellement été au centre des négociations sur le renouvellement du mandat de l’UNFICYP. Au cours des six derniers mois, il n’y a eu aucun progrès significatif sur le front politique et aucun engagement formel direct entre les dirigeants chypriotes dans le cadre des pourparlers d’unification.
La dernière réunion informelle du format « cinq plus un », qui a réuni les dirigeants chypriotes grec Nicos Anastasiades, chypriote turc Ersin Tatar, et des représentants des trois puissances garantes (Grèce, Turquie et Royaume-Uni) sous les auspices de l’ONU, s’est tenue fin avril 2021.
La réunion n’a pas permis d’établir un accord entre les deux délégations pour procéder à des négociations formelles.
Selon le dernier rapport du Secrétaire général sur la mission de bons offices de l’ONU à Chypre, publié fin décembre dernier, les deux dirigeants ont exprimé leur soutien à son offre de nommer un envoyé de l’ONU pour poursuivre la recherche d’un terrain d’entente.




