
L’ambassadeur et représentant permanent de l’Algérie auprès de l’Union africaine, Mohamed Khaled, a réaffirmé le soutien constant de l’Algérie à l’unité et à l’intégrité territoriale du Soudan. Il a fermement condamné les actes criminels et inhumains commis contre le peuple soudanais, notamment à El Facher, tout en soulignant l’engagement de l’Algérie en faveur de l’acheminement de l’aide humanitaire et du soutien aux populations affectées.
Le diplomate algérien est intervenu lors de la réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), présidée par la Côte d’Ivoire, consacrée à la situation au Soudan, marquée par une dégradation persistante des conditions politiques, sécuritaires et humanitaires.
Les membres du Conseil ont évalué l’évolution de la crise humanitaire, particulièrement préoccupante dans la ville d’El Facher, au Darfour-Nord, où la population civile continue de subir les conséquences des affrontements violents. Les discussions ont porté sur l’identification de mécanismes concrets visant à rétablir la stabilité et à atténuer les souffrances du peuple soudanais.
Dans ce cadre, le CPS a envisagé l’organisation d’une visite sur le terrain au Soudan, ainsi que la tenue d’un sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’UA consacré exclusivement à la situation dans ce pays, afin de renforcer l’implication continentale dans la recherche de solutions durables.
Par ailleurs, le Conseil a condamné avec la plus grande fermeté les actes criminels et les massacres perpétrés par les Forces de soutien rapide, les qualifiant de violations flagrantes du droit international. Il a également exprimé son rejet catégorique de toute ingérence étrangère susceptible d’aggraver le conflit et d’entraver les efforts de paix.
Tout en appelant à la reddition de comptes pour les auteurs de ces crimes, le Conseil a souligné l’urgence de garantir un accès humanitaire sûr et sans entrave à la population soudanaise. Il a insisté sur la nécessité de préserver l’unité et la souveraineté du Soudan, tout en renforçant la coordination entre l’Union africaine, l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et les Nations unies afin de parvenir à une issue politique à la crise.




