Le Conseil de l’Europe alarmé des lacunes dans la protection des femmes en France

Le Conseil de l’Europe s’alarme mardi des lacunes dans la protection des femmes en France.
Dans un rapport, le Groupe d’experts sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (Grevio), une émanation du Conseil de l’Europe, évoque des « mesures urgentes » à prendre par Paris. Le groupe se dit ainsi « particulièrement préoccupé » par le faible taux de poursuites des auteurs de violences sexuelles: 83% de ces affaires seraient classées sans suite et jusqu’à 94% dans le cas de viols.
« Le Grevio exhorte les autorités françaises à prendre des mesures fortes afin de faire en sorte que les violences sexuelles fassent davantage l’objet de poursuites, notamment en améliorant les enquêtes et le recueil des preuves », écrivent les auteurs du rapport.
« Il est également nécessaire d’analyser les causes de déperdition dans les affaires de viol et d’adopter une définition des violences sexuelles ». Le Grevio s’alarme aussi d’une augmentation des agressions à l’égard des filles et des jeunes femmes, citant des données de l’Observatoire national des violences faites aux femmes, selon lesquelles « plus de la moitié des victimes de violences sexuelles et de viols en 2022 et 2023 étaient mineures ».
(APS)




