Le conflit au Moyen-Orient éclipse les violations sionistes des droits humains contre les Palestiniens

La Commission internationale indépendante d’enquête des Nations unies sur le Territoire palestinien occupé, a averti que le conflit au Moyen-Orient a éclipsé une augmentation des violations des droits humains en Palestine, dénonçant la poursuite par l’entité sioniste d' »actes génocidaires » et met en garde contre une nouvelle loi sur la peine de mort, jugée discriminatoire à l’égard des Palestiniens.
Dans un rapport publié mercredi, la commission souligne que la situation globale dans la bande de Ghaza reste « terrible » depuis le supposé cessez-le-feu d’octobre 2025, les Palestiniens vivant avec un accès limité aux soins de santé, une insécurité alimentaire et des abris inadéquats, affectant particulièrement les plus vulnérables, notamment les enfants. Les attaques sionistes, notamment les bombardements aériens, les tirs d’artillerie et les frappes de drones continuent de faire des victimes civiles dans l’enclave palestinienne.
Selon le ministère de la Santé de Ghaza, au moins 200 personnes ont été tuées depuis le 28 février 2026. Dans le même temps, l’occupation sioniste a fermé ou restreint les points de passage frontaliers, suspendu les mouvements humanitaires dans certaines zones, presque totalement paralysé les évacuations médicales et empêché les Palestiniens de retourner chez eux.
La commission rappelle qu’elle a déjà déterminé qu’entre octobre 2023 et juillet 2025, quatre catégories d’actes génocidaires ont été commises à Ghaza par l’occupation sioniste, avec l’intention spécifique de détruire le groupe palestinien à Ghaza.
Elle exprime, à ce titre, sa « profonde inquiétude » face à la poursuite de tels actes à ce jour. En Cisjordanie, y compris à Al-Qods-Est, 22 Palestiniens dont des enfants ont été tués par des colons sionistes ou les forces d’occupation depuis le 28 février.
Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), au moins six d’entre eux ont été tués par des colons. Ces derniers ont mené des attaques quotidiennes, souvent avec le soutien de l’armée sioniste, et établi de nouveaux avant-postes en zone A de Cisjordanie, ce qui a entraîné une intensification de la violence.
La commission met en garde contre l’usage croissant de violences par les colons pour intimider et expulser les Palestiniens de leurs terres, dans une impunité persistante, malgré les alertes déjà formulées dans ses rapports et audiences orales de 2025.
Elle condamne, en outre, l’adoption par l’entité sioniste d’une loi instaurant la peine de mort par pendaison pour les Palestiniens, la jugeant « discriminatoire », car elle ne s’applique que dans les tribunaux militaires où sont jugés les Palestiniens dans le territoire occupé.
La commission rappelle, par ailleurs, l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice, selon lequel la présence continue de l’entité sioniste dans le territoire palestinien occupé est illégale, et que sa politique de colonisation, ses mesures d’annexion et l’exploitation des ressources naturelles violent le droit international et doivent cesser.
(APS)




